Les emails de Steve Jobs au centre du procès iTunes

CONCURRENCE Apple est accusé d'avoir bloqué l'accès à son iPod...

Philippe Berry

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Steve Jobs dévoile l'iPod mini, en 2004.
Steve Jobs dévoile l'iPod mini, en 2004. — M.J.SANCHEZ/AP/SIPA

Steve Jobs, témoin posthume. Alors que le procès d'Apple pour «abus de position dominante» sur l'iPod/iTunes s'est ouvert mardi à Oakland, son ancien patron, décédé en 2011, est la figure centrale des débats. Et ses emails pourraient bien coûter cher à Apple, qui risque une amende pouvant grimper jusqu'à 1 milliard de dollars.

«Quand Music Match sera lancé, nous devrons nous assurer que la musique téléchargée sur sa boutique ne pourra pas être utilisée sur l'iPod. Est-ce que cela va poser un problème?», demandait notamment Steve Jobs en 2003 en interne. «Et ça: ''Nous sommes surpris que Real adopte les tactiques et l'éthique d'un hacker pour accéder à l'iPod.''» «J'aime l'idée de les comparer à des hackers», lui répond le patron du marketing, Phil Schiller.

Témoignage en vidéo

C'est d'ailleurs la stratégie adoptée par Apple pour le moment. L'entreprise a expliqué mardi que les multiples mises à jour d'iTunes, qui ont bloqué l'accès à l'iPod à ses concurrents, étaient destinées à améliorer la sécurité de son lecteur MP3 face aux pirates et à ajouter de nouvelles fonctions comme la vidéo.

Le témoignage de Steve Jobs, enregistré six mois avant sa mort, devrait également être entendu par le jury. Selon une retranscription, le patron d'Apple était fidèle à lui-même. «Etes-vous familier de Real Networks?», lui demande le procureur. Réponse de Jobs: «Ils existent encore?»