Le Chromebook de Google: un bon plan pour la rentrée?

INFORMATIQUE L’ordinateur de Google veut s’imposer comme une alternative aux PC et aux Mac. Il a notamment de nombreux atouts pour un usage scolaire. Mais des défauts aussi…

Christophe Séfrin

— 

Pour moins de 300 euros, le Chromebook 13 d'Acer offre une puissance que bien des PC pourraient lui envier.
Pour moins de 300 euros, le Chromebook 13 d'Acer offre une puissance que bien des PC pourraient lui envier. — ACER

Non, non, l’univers informatique n’est pas uniquement pavé de PC et de Mac! Il existe aussi les Chromebooks. Lancés en juin 2011 par Google, ces portables tentent de séduire par un concept novateur. Car si les Chromebooks ressemblent à de classiques ordinateurs et sont construits par les fabricants de PC, c’est Chrome OS, le système d’exploitation de la firme de Mountain View, qui les anime.

100 Go de stockage sur le cloud

Le concept est spécial: s’il est possible de travailler avec eux hors-connexion, les Chromebooks trouvent leur vraie raison d’être en étant connectés à Internet. Dévolus aux applications de Google (Drive, Gmail, Agenda…), ils démarrent en moins de 10 secondes, se mettent à jour tout seuls et n’ont pas besoin d’anti-virus. Ils disposent d’un espace de stockage cloud de 100 Go (gratuit durant 2 ans) avec, à la clé, un énorme avantage: grâce à eux, il est impossible de perdre le moindre document. Et les Chromebook ne sont pas chers: moins de 300 euros pour le tout nouveau Chromebook 13 d’Acer. Mais on en trouve aussi à moins de 200 euros (le HP 11 est actuellement bradé à 189 euros au lieu de 279 euros). Un choix judicieux pour la rentrée?

Pour les jeunes et les étudiants

«La cible correspond plutôt aux jeunes générations et aux étudiants», reconnaît Angelo d’Ambrosio, directeur marketing produits Acer France. Les early-adopters (les geeks à l’affût de nouvelles technologies) sont également dans la boucle. C’est auprès de ces utilisateurs que les Chromebooks ont principalement fait leur nid aux Etats-Unis et, dans une moindre mesure, au Royaume-Uni. Selon Context, le Chromebook représentait 9,3% de l’offre d’ordinateurs portables au premier trimestre outre-Manche. Google vise aussi le marché des entreprises pour tenter d’imposer son ordinateur.

Productivité et divertissement

Outil de productivité par excellence, le Chromebook permet évidemment de se divertir. Moins prolixe que Google play ou l’App Store, le magasin en ligne Chrome Web Store regorge d’applications pour s’amuser, dont de nombreux jeux gratuits. Bémol cependant d’après le blogueur Lionel Dricot: «Utiliser un Chromebook, c’est vendre définitivement son âme à Google». Sur ploum.net, Lionel Dricot pointe également l’impossibilité d’utiliser un service autre que Google Drive pour accéder à ses fichiers et les difficultés récurrentes pour trouver des réseaux et connecter son Chromebook.

Reste une expérience autre et neuve qui suppose de revoir ses fondamentaux sur l’usage d’un ordinateur. La partie est d’ailleurs encore loin d’être gagnée pour Google même si les ventes progressent. Selon Gartner, il devrait se vendre 5,2 millions de Chromebooks dans le monde cette année, contre 2,1 millions en 2013. Une paille face aux près de 280 millions de PC qui devraient s’écouler durant la même période…