Omate, un Français à l’heure de l'empire du Milieu

MONTRES CONNECTEES Laurent Le Pen, un entrepreneur français, a fondé et dirige en Chine la société Omate qui compte envahir l'Europe et le monde avec ses montres connectées…

Christophe Séfrin

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Les montres chinoises Omate arrivent sur le marché français début mars.
Les montres chinoises Omate arrivent sur le marché français début mars. —

Dans quelques jours, les premières montres connectées de la marque Omate seront commercialisées en France (Darty, Boulanger, La Montre Bleue…). Fondée et dirigée par Laurent Le Pen, un Français expatrié à Shenzen, la société chinoise lancée le 1er juillet 2013 possède de sacrées ambitions sur un marché naissant. Elle qui a pu faire ses débuts grâce à un financement collaboratif sur KickStarter (1 million de dollars réunis en un mois) possède à son portefeuille déjà près de 40 000 commandes. «Nos rivaux comme Samsung ou Sony,  veulent valoriser un éco-système autour de leurs smartphones. Chez Omate, nous n’avons rien à connecter à nos montres. Nous voulons rester maîtres plutôt qu’esclaves d’un périphérique plus intelligent que nous», explique Laurent Le Pen.

Subventionnées par les opérateurs

Particularité des montres Omate: elles fonctionnent avec une carte SIM. Résultat, la montre équipée peut se connecter au réseau sans l’apport d’un smartphone et… consommer des datas. Ce qui plaît beaucoup aux opérateurs qui pourraient ainsi trouver un nouveau modèle économique pour valoriser leur réseau et tirer quelque bénéfice d’un check-in Facebook, du téléchargement de photos Instagram… autant d’applications redessinées pour Omate et qui pourraient nous faire consommer des datas… «Excepté Free, tous les opérateurs français nous ont contacté. Avec les montres Omate, vendues 299 euros, ils pourraient trouver un nouveau type de produits à subventionner…», précise Jérôme Lambert, responsable export chez Sopadis, le distributeur des montres Omate dans l’Hexagone.