Smartphones: La guerre du low-cost est déclarée

TELEPHONIE Avec l’arrivée de Free Mobile, les codes de la téléphonie mobile en France ont changé. Et deux ans après l’arrivée du 4e opérateur, les téléphones low-cost ont le vent en poupe…

Christophe Sefrin

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La marque européenne Kazam se lance sur le marché du smartphone low-cost avec, entre-autres, le Thunder Q4.5, un terminal 3G vendu 169 euros.
La marque européenne Kazam se lance sur le marché du smartphone low-cost avec, entre-autres, le Thunder Q4.5, un terminal 3G vendu 169 euros. — KAZAM

Le marché de la téléphonie mobile change de profil. Les forfaits sans engagement invitent les consommateurs à ne pas forcément renouveler leur terminal aussi souvent. Ainsi, 50% des terminaux seraient désormais vendus par les opérateurs, contre 90% il y a deux ans. Surtout, la crise pousse chacun à contrôler ses dépenses. De quoi donner davantage de latitude à certains constructeurs qui s’engouffrent dans la brèche du smartphone low-cost, capable de répondre aux besoins de clients voulant s’équiper ou se rééquiper pour pas cher.

Wiko: le marseillais jusqu’à 50% moins cher

Basée à Marseille, cette société se serait accaparée en seulement 2 ans 10,5% de parts de marché des ventes de smartphones en France (contre 0,2% en 2012). Avec 10 références de smartphones Android au portefeuille, Wiko vend essentiellement ses produits dans les grandes surfaces spécialisées ou alimentaires, voire sur Internet. Se défendant d’avoir « une image low-cost », la marque revendique selon Virginie Barbier sa directrice du marketing, des smartphones haut de gamme « jusqu’à 50% moins chers ».

Modèle phare: le Darkfull, un dual-SIM 3G avec écran de 5’’ (259 euros).

Alcatel: le comeback réussi

Rachetée par le chinois TCL, l’ex-marque française tente de retrouver sa place au soleil. Après des mobiles qui n’étaient pas toujours d’excellente facture, place à des smartphones pouvant sans rougir prétendre jouer les alternatives économiques aux modèles concurrents de Samsung, LG, Sony Mobile, HTC ou… Apple. En attendant l’Idole X+ annoncé au salon CES de Las Vegas, Alcatel dispose d’une gamme de sept smartphones aux tarifs pour le moins allèchants.

Modèle phare: Alcatel One Touch Idol X, un 5’’ 3G+ sous Android 4.2.2 avec capteur de 13,1 mégapixels (299 euros).

Archos: la 4G à moins de 200 euros

La marque française n’a pas attendu pour investir le marché des smartphones et tablettes low-cost. Elle a d’ailleurs profité du salon CES de Las Vegas pour présenter l’Archos Helium 4G, un 5’’ prochainement vendu 229 euros, ainsi que le 45 Helium, un 4,5’’ un peu moins performant mais également 4G (199 euros).

Modèle phare: l’Archos 50 Platinum, un 5’’ 3G sous Android 4.1 (169 euros).

Kazam: le service en plus

Ce nouveau constructeur européen arrive sur le marché avec deux gammes de smartphones low-cost: Les Trooper, des modèles 3G déclinés en 5 écrans de 3,5 à 5,5’’ (de 79 à 179 euros), et les Thunder, deux terminaux (un en 3G, le second en 4G). Particularité: en attendant de pousser les portes des boutiques opérateurs, Kazam investit le marché dans 629 points de vente français (chez Tél & Com et Carrefour), ainsi que chez CDiscount. Et innovation: tout écran brisé durant les 12 mois suivant l’achat d’un Kazam sera remplacé gratuitement.

Modèle phare: le Thunder Q4.5, un 4,5’’ 3G et double-SIM sous Android 4.2.2 (169 euros).

>> Vous vous êtes laissé tenter par un smartphone low-cost? Pourquoi? Êtes-vous satisfait par ses performances? L'argument du (presque) «made in France» avancé par des constructeurs comme Wiko, Archos vous séduit-il?

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