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«Puppeteer» transforme le jeu de plates-formes en théâtre de marionnettes

«Puppeteer» transforme le jeu de plates-formes en théâtre de marionnettes

JEU VIDEO – Ce jeu de plates-formes en 2D, visuellement riche et très créatif, se déroule entièrement sur la scène d’un théâtre…
Joel Metreau

Joel Metreau

Un conte interactif, en sept actes, tout en bouts de ficelles, morceaux de cartons et rouleau d’étoffes. Dans chacune des vingt-et-une scènes qui composent «Puppeteer» (environ 35€, sur PlayStation3) les décors se bousculent, s’entrechoquent et se métamorphosent comme autant de tours de magie. On n’a donc pas l’impression de passer d’un tableau à l’autre. Ce sont des mondes féériques et souvent imprégnés d’une certaine noirceur, qui tournent autour de soi.

Univers visuel très créatif façon «cousu main»

Cette virtuosité de la mise en scène, couplée à l’univers visuel très créatif façon «cousu main», procure un sentiment de bien-être, comme lorsqu’on se faisait raconter une histoire au lit. Sans apporter de nouveauté au genre du jeu de plates-formes en 2D, «Puppeteer» y apporte beaucoup de fraîcheur.

C’est d’abord l’aventure extraordinaire de Kutaro, un enfant qui a été transformé par le Roi-Ours de la Lune en marionnette. Avec l’aide d’une paire de ciseaux magique et flanqué de Ying-Yang, un chat fantôme, il va devoir vaincre cet animal gigantesque et tyrannique, ainsi que ses douze généraux.

Ambiance sonore réjouissante

L’écran de télé devientune scène de théâtre, où l’on devine les créateurs de Japan Studios activer les machineries en coulisses. L’ambiance sonore est particulièrement réjouissante, grâce à la musique, la voix du narrateur et les cris d’un public qui vibre à l’unisson du héros.

Pour la conception de «Puppeteer», Gavin Moore, le directeur créatif du jeu, s’était dit inspiré par Tim Burton, les Monty Python et Terry Gilliam, mais aussi le bunraku. C’est-à-dire le théâtre de marionnettes japonais, avec ces décors qui changent pendant que les acteurs en bois continuent la pièce.

Accessible aux enfants (on peut trouver le jeu trop facile), ce titre peut se parcourir à deux, un joueur guidant Kutaro, l’autre le chat fantôme afin de débusquer des éléments cachés dans les décors. Proche de «Little Big Planet» par sa représentation tout en matière de l’environnement visuel ou des derniers «Rayman» par le rythme des surprises et la multitude de détails, «Puppeteer» se parcourt en une dizaine d’heures. Trop peu pour une pépite qu’on a envie de faire briller encore et encore.

Un super trailer