Le matériel du parfait campeur, à pied ou en voiture

A VOS SARDINES Avec l’aide de quelques baroudeurs avertis, «20 Minutes» vous donne quelques conseils pour partir dormir en plein air, dans un camping ou les bois

Camille Langlade

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Sédentaire ou nomade, à chacun son matériel de camping.
Sédentaire ou nomade, à chacun son matériel de camping. — Carmian/Getty Images

Ça les tente. 7 Français sur 10 ont déjà fait le choix de camper, selon une étude réalisée par OpinionWay pour Camping.com en juillet 2018. Encore faut-il se mettre d’accord sur la notion de camping.

Rester quelques jours dans un établissement cinq étoiles avec piscine ou bivouaquer en pleine montagne ne nécessitera pas le même matériel. Dans les deux cas, on retrouve les besoins élémentaires : dormir, manger et se laver (accessoirement).

Camping sédentaire : du confort avant tout

Si vous voyagez accompagné d’une voiture, l’opération s’avère plus aisée. « Dans un camping ou en road trip, on a moins besoin de s’embêter avec du matériel technique », remarquent Fabienne et Benoît. Les deux Suisses partagent leurs expériences de baroudeurs sur leur blog Novo Monde.

« Dans un camping familial, on va essayer de retrouver le confort de chez soi, mais en pleine nature », souligne Judith Helmbold, chargée de communication pour la marque Quechua. Une table pliante, quelques chaises, des meubles de rangement et même un micro-ondes : il n’y a pas de limite, ou presque. « C’est la taille de la voiture qui va déterminer l’équipement », commente Fabienne.

Quand on part camper avec sa voiture, on peut s'autoriser un certain confort.
Quand on part camper avec sa voiture, on peut s'autoriser un certain confort. - Instagram/hedgehog_azuki

Pour le couchage, la tente peut être plus grande et le matelas plus épais qu’en bivouac. Certains prennent des lits de camp en guise de sommiers. Il existe différents types de tentes : en tunnel, en dôme ou en tipi. Les premières nécessitent moins d’arceaux et sont plus légères, mais elles doivent être bien orientées pour résister au vent. A contrario, les tentes en dômes sont plus lourdes et donc plus stables. Tout dépend du terrain sur lequel on va installer le campement.

Côté cuisine, on peut là aussi s’autoriser un matériel plus sophistiqué ; une popote de randonnée basique avec réchaud ou une casserole avec couvercle pour ranger couverts et accessoires. La glacière reste aussi une précieuse alliée. Même si la plupart des campings sont équipés de sanitaires, pour ceux qui préfèrent une excursion un peu plus « à la dure », les douches solaires et les cabines existent.

Camping nomade : légèreté et frugalité

Si vous partez faire un trek de plusieurs jours, votre baluchon n’aura pas la même tête que ci-dessus. Ici, la légèreté prime sur le confort. Attention d’ailleurs à ne pas confondre bivouac et camping sauvage. Le premier consiste à « s’installer à la tombée de la nuit et partir au réveil », décrit Fabienne, sur des sites autorisés. Le second demeure, lui, illégal.

« Quand on part en randonnée, on essaie de prendre une tente avec la capacité d’accueillir une personne de plus, pour pouvoir y mettre les sacs à dos », témoignent Benoît et Fabienne. Plus la tente est légère, mieux c’est (mais plus chère elle sera, évidemment). Exit les tentes qui se jettent, à réserver aux festivals. Privilégier des modèles avec deux couches, pour la pluie. L’imperméabilité du produit se mesure en colonne d’eau. Conseil camouflage : mieux vaut privilégier les teintes naturelles et proscrire les couleurs fluorescentes ou vives.

Ça a l’air évident, mais le couchage doit être adapté à la température, aussi bien le sac que le matelas, et les campeurs ont tendance à oublier ce dernier quand il s’agit d’avoir chaud. « Le plus important, c’est qu’il soit isolant, sinon on aura un transfert du froid par le sol », déclare Fabienne. La performance thermique des produits est indiquée par l’indice R-Valu. Un oreiller peut également avoir son utilité, mais bonjour l’encombrement. L’astuce de Fabienne : emporter avec soi une taie et la bourrer de vêtements quand vient le temps de rencontrer Morphée.

Autres accessoires utiles, une lampe frontale, un couteau suisse et une gourde filtrante, afin de prendre de l’eau n’importe où. Enfin, pour le dressing, le mot d’ordre est “minimalisme”. Fabienne et Benoît conseillent d’avoir deux jeux d’habits : un pour marcher, un autre pour dormir, que l’on garde toujours au sec, dans le sac. « Deux T-shirts pour une rando de 4,5 jours, ça suffit. »

Point météo : prévoir une bonne protection pour la pluie (housse de pluie et k-way).

Quid du repas ?

  • Une casserole et un réchaud à gaz ou à essence suffisent. Fabienne et Benoît préconisent d’opter pour un modèle à essence, plus commode : « On trouve de l’essence partout dans le monde, alors que les embouts de bonbonnes de gaz changent d’un pays à l’autre. » Ne pas oublier le briquet !
  • Les épices peuvent quant à elles être transportées dans de petits sacs plastiques. Erreur classique : emporter des boîtes de conserve. « Privilégiez une cuisine qui se prépare vite et légère à porter. Pour les gens qui ont un petit budget : semoule et soupes instantanées. Pour les autres, des plats lyophilisés. »
  • Les barres de céréales et le chocolat sont aussi les bienvenus. Les légumes sont eux à proscrire : « Ça ne nourrit pas beaucoup en termes de calories et c’est lourd », prévient le couple. Eviter aussi les emballages encombrants, car en l’absence de poubelle, ils restent vos compagnons de voyage.