Tom Comminge
L'essentiel
- «Phantom Blade Zero », développé par le studio chinois S-Game et sorti le 28 octobre en France, a écoulé plus de quatre millions d’exemplaires en seulement 72 heures, surpassant « Marvel’s Wolverine » et « 007 First Light ».
- Le jeu impressionne par son système de combat ultra-fluide et dynamique inspiré du Wuxia, avec la participation de Donnie Yen aux captures de mouvements, offrant un gameplay exigeant mais accessible qui reste loin des « Souls-like ».
- « Phantom Blade Zero » séduit également par sa direction artistique remarquable avec son esthétique « Kung-Fu Punk » qui mêle arts martiaux chinois, influences steampunk et univers dark fantasy, créant un monde à l’identité visuelle forte qui pourrait faire la surprise aux Game Awards.
La fin d’année 2026 promet de régaler les fans de jeux vidéo. Entre le légendaire et tant attendu GTA 6 ou encore le remake de The Legend of Zelda : Ocarina of Time, les consoles et les portefeuilles vont saigner. Et parmi cette flopée de pépites à venir, l’une d’entre elles s’est déjà bien fait remarquer. En effet, le fameux Phantom Blade Zero, développé par le studio chinois S-Game, a déjà trouvé son public. Sorti le 28 octobre dernier en France, le jeu affole les compteurs de vente. Et l’équipe derrière ce projet n’a pas tardé à le communiquer.
En seulement 72 heures, le titre a écoulé plus de quatre millions d’exemplaires. Il fait mieux que le récent Marvel’s Wolverine et son 1,9 million de copies vendues en trois jours ou encore que 007 First Light qui s’est écoulé à 2,7 millions d’exemplaires au cours de sa première semaine de commercialisation. Mais alors pourquoi Phantom Blade Zero cartonne autant ? Que propose-t-il de si pertinent ? Est-il de taille pour obtenir le titre de jeu de l’année aux Game Awards ? Analysons le bestiau.
Une ode à l’art chinois Wuxia
Manette en main, Phantom Blade Zero dévoile toute sa puissance. Le jeu impressionne avant tout par son système de combat ultra-fluide et dynamique. Les développeurs ont transformé chaque affrontement en véritable ballet martial inspiré du Wuxia, un art chinois connu pour ses chorégraphies et ses acrobaties impressionnantes. Le studio S-Game a d’ailleurs fait appel à des grands noms de ce genre, notamment Donnie Yen (John Wick 4, Rogue One : A Star Wars Story…) qui a participé à la réflexion sur les combats et aux captures de mouvements.
Phantom Blade Zero offre donc des animations particulièrement soignées qui donnent un réel poids à chaque coup, à chaque parade et à chaque esquive. La caméra, l’un des gros points forts du jeu, accompagne parfaitement l’action, sans jamais perdre le joueur de vue. Elle est bien mieux travaillée que dans d’autres jeux nerveux comme Ghost of Yotei. Le jeu propose enfin un gameplay exigeant mais accessible. Il reste loin des « Souls-like », ces titres connus pour leur difficulté et leur côté tyrannique.
L’art du « Kung-Fu Punk »
Mais Phantom Blade Zero ne brille pas uniquement par ses combats. Il séduit également par sa direction artistique remarquable et ses décors particulièrement détaillés. Avec son esthétique appelée « Kung-Fu Punk » par S-Game, qui mêle arts martiaux chinois, influences steampunk et univers dark fantasy, le studio a façonné un monde à l’identité visuelle forte. Le jeu regorge de temples traditionnels, de paysages luxuriants et d’architectures torturées qui invitent à l’exploration.
L'actualité GamingC’est une véritable invitation au voyage, sublimée par une mise en scène très cinématographique, directement inspirée des grands films de sabre chinois. Ajoutez à cela un bestiaire impressionnant, un design de personnage inspiré et une bande-son qui mélange habilement sonorités traditionnelles et influences modernes, et vous obtenez Phantom Blade Zero. Le jeu possède une personnalité bien à lui et pourrait bien faire la surprise aux Game Awards, les Oscars du jeu vidéo.