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Hans Sama, joueur de G2 sur LoL, vise le sacre ultime aux Mondiaux

« Je veux tout détruire », Hans Sama, joueur français de G2 sur « League of Legends », vise le sacre ultime aux Mondiaux

Interview•Après une saison européenne parfaite, le club Esport G2 aborde les Mondiaux de « League of Legends » avec de grandes ambitions. Steven « Hans Sama » Liv, joueur français de la structure, veut mettre fin à la domination asiatique
Tom Comminge

Tom Comminge

L'essentiel

  • G2 Esports est la meilleure équipe d’Europe cette saison sur « League of Legends » et se prépare pour les Mondiaux sur le jeu avec beaucoup d’ambitions. Pour Steven « Hans Sama » Liv, joueur français pour le club, c’est « l’une de nos meilleures occasions de remporter ces Mondiaux ».
  • D’après « Hans Sama », l’équipe est actuellement à un excellent niveau collectif et individuel et doit encore s’améliorer « notamment sur le plan mental » pour trouver les bonnes solutions dans les moments difficiles.
  • Le joueur aime toujours autant « League of Legends » après plus de dix ans de carrière professionnelle, appréciant particulièrement le fait d’évoluer « au plus haut niveau de la compétition » et de travailler avec « des personnes qui sont parmi les meilleures dans leur domaine », ce qui lui a fait grandir en tant qu’être humain.

Le plus grand rendez-vous de la saison sur League of Legends approche à grand pas. Du 15 octobre au 14 novembre, les plus grandes équipes se retrouveront aux Championnats du monde du jeu Esport numéro un dans le monde. Parmi elles, nous retrouverons quelques représentantes européennes, notamment le club français Karmine Corp et la structure G2 Esports.

Cette dernière, ultra-dominante en LEC, la plus haute division continentale, figure parmi les grands favoris de la compétition. Steven « Hans Sama » Liv, joueur français pour l’équipe G2, a affiché ses ambitions au micro de 20 Minutes. L’objectif du club semble simple : choper le trône aux structures asiatiques qui dominent largement la scène mondiale.

G2 est la meilleure équipe d’Europe sur la saison, maintenant direction les Worlds. Quel est votre état d’esprit à l’approche de cette ultime compétition ?

Pour moi et mes coéquipiers, l’objectif est de tout donner. Certains ont pris une pause après les finales de LEC, mais une fois aux Worlds, il faudra être à fond. Nous avons énormément appris en affrontant les meilleures équipes internationales. Ça fait deux ans que nous accumulons de l’expérience face à elles. Mais lorsque nous parvenons à les mettre en difficulté, c’est souvent grâce à notre compréhension de certains concepts du jeu. Nous avons appris à les maîtriser et à les approfondir.

Notre victoire en finale de LEC à Nice nous a prouvé que tout ce que nous avons appris pouvait nous permettre de les battre. Il faut maintenant continuer à travailler dur à l’entraînement et comprendre la méta (les stratégies les plus efficaces dans le jeu) le plus rapidement possible. Celle-ci va probablement évoluer légèrement, mais nous sommes très confiants. D’un point de vue individuel, je veux simplement détruire tout le monde. Je pense que nous en sommes capables.

Depuis la création des Mondiaux en 2011, une seule équipe européenne a réussi à remporter le titre. Chaque année, la compétition est largement dominée par l’Asie, notamment la Corée du Sud. Pensez-vous que l’Europe est aujourd’hui capable de rivaliser davantage avec ces équipes et que vous pouvez devenir la deuxième équipe européenne à gagner ces Mondiaux ?

Oui je pense que nous pouvons être cette deuxième équipe européenne à remporter les Worlds. Nos performances internationales ont parfois été irrégulières, notamment lors des tournois récents. Mais cette année, nous avons battu Gen. G, la meilleure équipe de la LCK (ligue coréenne), la légendaire T1, Top Esports, un club chinois redoutable ou encore FEARX, qui était très fort auparavant.

De gauche à droite, Steven "Hans Sama" Liv, Labros "Labrov" Papoutsakis, Rasmus "Caps" Winther, Rudy "SkewMond" Semaan et Sergen "BrokenBlade" Çelik, joueurs Esport "League of Legends" de G2 Esports lors du First Stand 2026, première compétition mondiale de l'année dans laquelle le club a terminé deuxième.
De gauche à droite, Steven "Hans Sama" Liv, Labros "Labrov" Papoutsakis, Rasmus "Caps" Winther, Rudy "SkewMond" Semaan et Sergen "BrokenBlade" Çelik, joueurs Esport "League of Legends" de G2 Esports lors du First Stand 2026, première compétition mondiale de l'année dans laquelle le club a terminé deuxième. - Riot Games

L’année dernière, nos résultats contre les équipes asiatiques restaient plus limités. Nous arrivions à leur prendre des manches, voire à remporter certaines séries, mais cette année, nos résultats sont bien meilleurs. Nous les battons beaucoup plus souvent. Ce n’est ni un hasard ni de la chance. Nous sommes capables de rivaliser avec elles, et je pense que nous avons aujourd’hui l’une de nos meilleures occasions de remporter les Worlds. Il faut absolument la saisir.

Diriez-vous que G2 est actuellement à son meilleur niveau, ou pensez-vous qu’il reste encore des choses à améliorer ?

Nous sommes à un excellent niveau à la fois collectif et individuel. Mais je ne sais pas si nous sommes à notre prime. Quand je pense à l’année 2019, où G2 était une équipe quasiment imbattable en Europe et avait également remporté le Mid Stand International (compétition internationale au milieu de saison), ce serait un exploit de l’égaler, tant sur le plan des résultats que du niveau de jeu. Je me souviens encore de cette équipe qui terminait parfois ses parties en quinze minutes.

Aujourd’hui, les choses sont différentes. La méta et les mécaniques du jeu ont évolué, et il est beaucoup plus difficile de terminer une partie aussi rapidement, même lorsqu’on est supérieur à son adversaire. Je pense donc qu’il s’agit de deux versions différentes de G2, avec chacune ses propres forces. Nous avons encore des choses à améliorer, notamment sur le plan mental. L’un de nos plus grands défis sera de trouver les bonnes solutions dans les moments difficiles. Mais je pense sincèrement que nous pouvons aller très loin.

Aujourd’hui, avec le niveau de compétition et la pression du jeu professionnel, avez-vous toujours autant de plaisir à jouer à League of Legends ?

Oui, j’aime toujours autant League of Legends, même si les raisons pour lesquelles j’apprécie le jeu ont évolué. Au départ, j’aimais surtout le fait de pouvoir progresser, grimper dans le classement et toujours chercher à devenir meilleur. Puis, lorsque j’ai rejoint le monde professionnel, j’ai découvert une autre dimension du jeu. Cela fait maintenant plus de dix ans que je suis dans cet environnement. Avec le recul, je réalise à quel point cette carrière m’a fait grandir en tant qu’être humain. Je travaille avec des personnes qui sont parmi les meilleures dans leur domaine, et le fait d’évoluer au plus haut niveau de la compétition m’a beaucoup apporté.

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J’aime avoir un quotidien chargé, avec beaucoup de choses à faire, et devoir être constamment impliqué, aussi bien mentalement que physiquement. Cette exigence me plaît énormément. C’est aussi tout ce que j’apprends sur le plan humain qui me donne envie de continuer. Je veux poursuivre ma carrière sur League of Legends encore longtemps, car je sais que je peux toujours progresser. Même si certains considèrent que je commence à être vieux pour ce milieu, je sais que je peux encore m’améliorer dans de nombreux domaines. J’ai accumulé beaucoup de connaissances et d’expérience, et je veux continuer à les exploiter pour devenir meilleur.