Tom Comminge
L'essentiel
- Du 8 au 11 octobre, à Sunderland au Royaume-Uni, se tiendra la première édition des International Defence Esports Games (IDEG), réunissant une trentaine de pays autour de quatre jeux compétitifs : « Counter-Strike 2 », « Rocket League », « iRacing » et « VelociDrone ».
- Cette compétition Esport vise à montrer que les jeux vidéo permettent de développer des compétences utiles aux militaires modernes comme la cohésion en équipe, la communication, la prise de décision rapide, la concentration et la gestion de la pression.
- Les IDEG cherchent à attirer une nouvelle génération de militaires ayant grandi avec les jeux vidéo, en servant de passerelle pour repérer des profils capables de travailler dans les domaines du numérique, de la cybersécurité ou des nouvelles technologies.
Les militaires troquent les armes à feu contre les manettes de jeu. Du 8 au 11 octobre prochain, à la National Gaming and Esports Arena à Sunderland au Royaume-Uni, des forces armées et des personnels de défense venus du monde entier se retrouveront non pas sur les champs de tir, mais autour d’une compétition Esport mondiale.
La première édition des International Defence Esports Games (IDEG) réunira une trentaine de pays. Pour mettre tout ce petit monde d’accord, quatre jeux Esport ont été choisis. Il y aura évidemment Counter-Strike 2, un incontournable du jeu vidéo compétitif mondial, Rocket League et la simulation de course iRacing, tandis que les plus téméraires prendront les commandes de drones dans VelociDrone.
Une compétition Esport pour former les militaires modernes
Derrière ce tournoi Esport, aux allures de Championnat du monde, se cache un objectif très sérieux. Les IDEG visent à montrer que les jeux vidéo peuvent permettre de développer des compétences utiles aux militaires modernes. C’est d’ailleurs ce que soutient le Ministère de la Défense britannique qui a officiellement reconnu l’Esport comme un sport militaire officiel en 2024. L’objectif de cette compétition est donc de travailler la cohésion en équipe, la communication, la prise de décision rapide, la concentration ou encore la gestion de la pression, des compétences primordiales sur le terrain. Pour les forces armées, l’intérêt ne se limite donc pas à savoir qui est capable de mettre le plus de headshots sur Counter-Strike.
Les jeux vidéo constituent aussi un support pertinent pour repérer et développer des profils à l’aise avec les technologies numériques. Le choix de VelociDrone est d’ailleurs particulièrement intéressant. Ici, pas de drone qui traverse un champ de bataille. Les joueurs pilotent virtuellement leur engin à toute vitesse dans des parcours truffés d’obstacles. Un exercice parfait pour tester les réflexes, la précision et la capacité à garder son sang-froid une fois sur le terrain. Counter-Strike, jeu de tir à la première personne, exige également des stratégies infaillibles et une excellente communication pour vaincre l’ennemi. La compétition permet ainsi aux forces armées de mettre en pratique leur formation militaire sur un écran, manette ou clavier en main.
Attirer une nouvelle génération de militaires
Les International Defence Esports Games veulent également servir de passerelle pour une génération de jeunes militaires qui a grandi avec les jeux vidéo. Les armées semblent chercher davantage de profils capables de travailler dans les domaines du numérique, de la cybersécurité ou des nouvelles technologies.
Les news GamingL’Esport peut donc devenir un moyen de repérer ces talents, mais aussi de leur donner envie de rejoindre ou de rester dans les forces armées. Pour cette première édition, les IDEG favorisent enfin un nouveau terrain de rencontre entre militaires de pays alliés. Et si l’expérience fonctionne, l’aventure pourrait rapidement dépasser les frontières britanniques. Des villes américaines et australiennes auraient déjà montré leur intérêt pour accueillir de futures éditions.