J.Lau.
A quoi tient parfois une médaille mondiale ? Pour les premiers Championnats du monde de judo de sa carrière ce vendredi, Kaïla Issoufi (25 ans) a réussi le coup parfait sur le gong d’une demi-finale ultra-fermée. A savoir une attaque sans immense conviction, avant tout déclenchée pour éviter un troisième shido, à la toute dernière seconde de son combat contre l’Allemande Anna Monta Olek, numéro une mondiale des -78 kg.
En provoquant la légère chute sur les fesses de son adversaire, Kaïla Issoufi a hérité à la vidéo d’un yuko synonyme de finale mondiale, et donc de plus médaille de la compétition pour l’équipe de France de judo, limitée jusque-là au bronze (avec Shirine Boukli en -48 kg et Dayyan Boulemtafes en -73 kg).
Le tandem Dicko-Fontaine attendu samedi
La révélation tricolore de ces Mondiaux a malheureusement dû s’incliner en finale contre Yelyzaveta Lytvynenko sur deux waza-ari. La jeune Ukrainienne de 22 ans, qui représente désormais les Émirats arabes unis, avait plus tôt dans la journée éliminé l’autre Française Audrey Tcheuméo (trois shidos en 8es).
Il n’empêche que cette troisième médaille ramenée de Bakou, côté tricolore, a forcément une saveur particulière, tant Kaïla Issoufi était bien moins attendue à ce niveau que des Joan-Benjamin Gaba et Clarisse Agbegnenou, les deux principales déceptions françaises avant les ultimes épreuves du week-end, avec le tandem Romane Dicko-Léa Fontaine en + 78 kg puis l’épreuve par équipes mixte.