Pas-de-Calais : Le « grand félin » sera abattu à défaut de pouvoir l’attraper

ANIMAUX La préfecture du Pas-de-Calais a pris un arrêté permettant l’abattage du « grand félin » qui erre en liberté depuis mercredi, pour protéger les populations locales

Mikaël Libert
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Le «grand félin» photographié par la caméra thermique de l'hélicoptère des gendarmes.
Le «grand félin» photographié par la caméra thermique de l'hélicoptère des gendarmes. — Gendarmerie nationale

Les jours du grand félin sont comptés. Le préfet du Pas-de-Calais a sifflé la fin de la partie de cache-cache entre les gendarmes et l’animal sauvage aperçu pour la première fois, mercredi dernier, du côté d’Auxi-le-Château. Un arrêté préfectoral pris vendredi, baptisé « arrêté puma », autorise désormais le « tir de prélèvement », autrement dit, l’abattage du grand félin.

Depuis qu’il a été aperçu pour la première fois par une riveraine d’Auxi-le-Château, mercredi, l’animal qualifié de « grand félin » par les autorités se fait plutôt discret. Il est certes apparu plusieurs fois de manière fugace, permettant la prise de photographies de loin, mais n’a jamais pu être attrapé.

« L’absolue nécessité de protéger les populations »

Ce n’est pas faute d’avoir employé les grands moyens avec la mobilisation de nombreux gendarmes, personnels de l’Office français de la biodiversité, pompiers et même un hélicoptère. Tout cela en vain, le fauve court toujours. « La rapidité de ses déplacements et sa capacité à se dissimuler dans les massifs forestiers ne permettent pas d’organiser sa capture », constate le représentant de l’Etat.

Faute de pouvoir mettre la main dessus en douceur et d’avoir pu retrouver le propriétaire de l’animal, la préfecture met en avant « l’absolue nécessité de protéger les populations » du danger que représente « la divagation d’un tel animal » pour en autoriser le « prélèvement ». Les lieutenants de louveterie pourront donc tirer à vue dès que le grand félin pointera le bout de son nez.