Seine-Maritime : L'usine Renault de Sandouville fermée à cause d'une pénurie de composants

AUTOMOBILE Les syndicats se disent inquiets pour la rémunération des 700 intérimaires de l’usine

20 Minutes avec AFP

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Confrontée à des difficultés d'approvisionnement en composants électroniques, l'usine Renault de Sandouville sera contrainte de s'arrêter de fonctionner plusieurs jours d'ici fin juillet.
Confrontée à des difficultés d'approvisionnement en composants électroniques, l'usine Renault de Sandouville sera contrainte de s'arrêter de fonctionner plusieurs jours d'ici fin juillet. — WITT/SIPA

L’usine Renault de Sandouville en Seine-Maritime va s’arrêter momentanément de tourner. « La direction nous a annoncé a minima 13 jours de fermeture jusqu’à fin juillet », a indiqué Fabien Gloaguen, délégué syndical Force ouvrière (FO), après un Comité social économique (CSE) qui s’est tenu vendredi matin. « Cela fait suite à un manque de composants électroniques. Des calculateurs ABS, des composants pour les roues, la sécurité, des pièces qui viennent de très loin, fabriquées en Asie », selon le syndicaliste.

Pour les 1.900 salariés Renault protégés par les accords d’entreprise, « l’impact sera minime » selon FO. En revanche, pour les 700 intérimaires « qui font partie intégrante de notre site », le syndicat s’inquiète des conséquences sur leur rémunération. Contactée, la direction n’était pas joignable immédiatement.

« On est dépendant de l’Asie »

Selon Fabien Gloaguen, il s’agit d’une situation « historique » à Renault Sandouville. Il assure que « 7.000 voitures vont être perdues », alors que ce site a « toujours été protégé par Renault » en termes de volumes. « Au moment où on sort du Covid, cela remet en cause des stratégies d’entreprise. C’est inacceptable. Le virus aura montré au moins une chose : qu’on est dépendant de l’Asie », a souligné Fabien Gloaguen, souhaitant « qu’Emmanuel Macron et les dirigeants européens se mettent autour d’une table pour revoir leur copie ».

Renault Sandouville où sont assemblés les Renault Trafic Phase 2, Nissan MV300, Mitsubishi Express et Fiat Talento, avait fermé provisoirement huit semaines l’année dernière pour assurer la sécurité de ses travailleurs face au risque lié au Covid-19.