L'Alpha Romeo Giulia Quadrifoglio
L'Alpha Romeo Giulia Quadrifoglio — DR

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Alfa Romeo Giulia: Le Trèfle se déchaîne

On n'en rêvait plus, Alfa Romeo l'a fait. Découvrez la Giulia Quadrifoglio, berline à propulsion de 510 ch qui viendra chasser sur les terres des BMW M3 et Mercedes-AMG C 63...

Pour s’assurer de la réussite de la toute nouvelle Alfa Romeo Giulia, la marque milanaise a employé les très grands moyens. Le musée Alfa Romeo a ainsi été rénové en son honneur pour l’accueillir en avant-première. Quant à la présentation, c’est Sergio Marchionne en personne - le PDG du groupe Fiat Chrysler Automobiles - qui s’en est chargé. En commençant par, la version de pointe, la Quadrifoglio Verde équipée d’un V6 turbo 3.0 de 510 ch préparé par Ferrari, excusez du peu.

Celui-ci a conscience que la réussite des allemandes tient en grande partie à l’image générée par leurs mécaniques d’exception, même si ces dernières ne constituent qu’une part infime des volumes de vente. Tout italienne soit-elle, la nouvelle Giulia sait mettre aussi tout le monde d’accord. Aussi puissante que la Mercedes Classe C 63 S AMG (qui tire ses 510 ch d’un V8 4.0 turbo), elle offrira un rapport poids-puissance meilleur encore : 3,4 kg/ch pour la Mercedes contre 3 kg/ch annoncé pour la Giulia (soit un poids d’environ 1,5 t). Les BMW M4 (3,9 kg/ch) et Audi RS4 (4,4 kg.ch) sont loin derrière. Pour parvenir à un tel ratio, la Giulia QV surveille son poids en faisant appel à des matériaux de pointe dont la fibre de carbone que l’on retrouve sur l’arbre de transmission, le capot ou même le toit. L’aluminium n’est pas en reste (moteurs, freins, suspension).

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Bâtie sur la plateforme de la Maserati Ghibli, la Giulia revient aux fondamentaux de la marque. Il s’agit de la première propulsion (intégrale en option) depuis l’Alfa Romeo 75, arrêtée en 1993. Son profil trapu, en forme de « goutte d’eau » qui rappelle celui de la Giulietta Sprint selon la marque, se caractérise par ses porte-à-faux particulièrement courts et un empattement annoncé comme le plus long de la catégorie. Cette solution permet une répartition idéale des masses (50/50) au bénéfice de la sportivité. Le système DNA (qui agit notamment sur la cartographie moteur-boîte, la direction et le contrôle de traction), déjà vu dans la MiTo et la Giulietta, est revu et corrigé et adopte une fonction Advanced Efficient pour les économes et Racing pour les pressés. Cette dernière fonction sera réservée aux moteurs les plus performants.

Après la charmante mais marginale 4C, la Giulia matérialise donc une spectaculaire renaissance d’Alfa Romeo, qui replonge avec délice dans ses racines prestigieuses. Cette QV aura les moyens de croiser le fer avec les meilleures allemandes. Avec une gamme enrichie par la suite de motorisations plus pragmatiques (quatre-cylindres essence, quatre-cylindres et V6 Diesel), elle fera oublier sans mal la 159, partie dans l’indifférence la plus totale il y a de cela quatre ans déjà. Rendez-vous très bientôt pour découvrir toutes ses motorisations et son habitacle.