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Face au tollé, les œufs prêts à l’emploi ne seront pas vendus par Carrefour

Deux œufs durs prêts à l’emploi pour 2,70 euros ? Carrefour rétropédale après un tollé

polémiqueLe produit « Coqotte » - deux œufs durs écalés vendus en barquette plastique - a déclenché un tollé sur les réseaux sociaux qui a poussé Carrefour à abandonner sa commercialisation
20 Minutes avec agence

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Un projet est mort dans l’œuf. Il y a quelques jours, un entrepreneur annonçait sur LinkedIn l’arrivée de son nouveau produit dans les rayons de Carrefour. Une création baptisée Coqotte et composée de deux œufs durs déjà écalés et conditionnés dans un emballage en rPET, un plastique recyclé et recyclable. L’ancien ingénieur mettait en avant un « snack simple, naturel, non transformé » destiné, selon lui, à celles et ceux qui « en ont eu marre de subir la pause déj ».

Les utilisateurs du réseau professionnel n’ont toutefois pas accueilli cette « innovation » avec le même enthousiasme. Beaucoup ont ouvertement critiqué le produit. « Dommage que la nature n’ait jamais pensé à créer un contenant biodégradable, sans plastique et pratique autour des œufs », écrivait l’un d’eux. « Tiens, une idée pour ton futur développement : 2 abricots dénoyautés dans un emballage plastique recyclable !!! », ironisait un autre.

Des œufs européens

Les critiques ont ainsi pointé l’aberration écologique, l’inutilité supposée du produit, mais aussi l’argument de gain de temps mis en avant par l’entrepreneur, alors qu’il faut à peine dix minutes pour faire cuire deux œufs.

La provenance des œufs a également suscité la polémique. Dans des réponses adressées aux internautes, et auprès de RMC Conso, le fondateur de Coqotte a reconnu que ses œufs provenaient d’élevages au sol - et non en plein air - et qu’ils étaient importés d’Europe. Alors même que la France est, comme le rappellent nos confrères, en capacité de couvrir 95 % de sa demande nationale. Dernier sujet de discorde : le prix. Vendu 2,70 euros les deux œufs, lorsque certains supermarchés proposent des œufs à partir de 15 centimes l’unité.

Proposés dans quatre magasins

Face au débat enflammé suscité par son post, et à des réactions parfois très virulentes, l’entrepreneur a annoncé dans une nouvelle publication que Carrefour avait annulé le deal. Il affirme avoir été personnellement insulté et avoir reçu des menaces d’agression physique : « On me renvoie à mes origines, on fouille jusqu’à mes parents. » Le directeur RSE de Carrefour a confirmé sur LinkedIn qu’il s’agissait d’un simple « test », finalement stoppé car « le produit ne correspondait pas à nos engagements ».

Malgré tout, Coqotte a su rebondir. Dans un second post publié mercredi 26 novembre, son fondateur explique que le produit a finalement été commercialisé dans quatre magasins, dont les noms ont été volontairement tus pour éviter tout risque de harcèlement.