Cosmétiques : Certains vernis semi-permanents bientôt interdits à la vente en Europe
PRODUITS TOXIQUES•À partir du 1er septembre 2025, l’oxyde de diphényl triméthylbenzoyl phosphine (TPO), notamment utilisé dans les vernis semi-permanent, sera interdit à la fabrication, à la vente et à l’utilisationE.M.
Dès le 1er septembre prochain, le TPO (oxyde de diphényl triméthlbenzoyl phosphine), un ingrédient très utilisé dans les vernis semi-permanents, sera interdit dans toute l’Europe, a annoncé la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) sur son site, repéré par Elle. Il était jusqu’à présent autorisé uniquement pour un usage professionnel dans les préparations pour ongles artificiels à une concentration maximale de 5 %.
Étant classé CMR catégorie 1B (toxique pour la reproduction), il ne pourra plus être présent dans aucun produit cosmétique pour les ongles, même pour un usage professionnel.
Une interdiction qui découle du règlement européen « Omnibus VII »
D’ici une semaine, il sera donc interdit de « mettre sur le marché des produits cosmétiques contenant du TPO », « mettre à disposition ces produits, y compris à des professionnels », et « d’utiliser ces produits, notamment par les professionnels dans le cadre de leurs prestations (pose de vernis, manucure, etc.) ». Le gouvernement prévient également qu'« aucun délai la vente ou l’utilisation des stocks existants », y compris dans les salons de beauté, n’est autorisé.
Le TPO qui permettait auparavant un séchage ultrarapide et lustré sous lampe UV ou LED était très apprécié dans la manucure semi-permanente.
Tous nos articles en lien avec les cosmétiquesCette interdiction découle du règlement européen « Omnibus VII », publié en mai 2025, qui vise à bannir des cosmétiques certaines substances classées comme cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction (CMR). « Plusieurs substances font ainsi régulièrement l’objet d’interdictions ou de restrictions dans les produits cosmétiques afin de prendre en compte les nouvelles données scientifiques », précise la DGCCRF qui invite fabricants, distributeurs et professionnels à anticiper et à retirer les produits sans attendre.


















