Joueurs et supporters du Stade Français se sont réunis à Jean-Bouin pour exprimer leur colère après l'annonce de la fusion avec le Racing 92, le 13 mars 2017.
Joueurs et supporters du Stade Français se sont réunis à Jean-Bouin pour exprimer leur colère après l'annonce de la fusion avec le Racing 92, le 13 mars 2017. - CHRISTOPHE SIMON / AFP

Point presse un peu spéciale, ce mardi, au centre d’entraînement du XV de France à Marcoussis. Il y a été très peu question du dernier match du Tournoi face au pays de Galles, le week-end prochain. Et pour cause, au lendemain de la fracassante annonce de la fusion entre le Stade Français et le Racing 92, les Stadistes Jonathan Danty et Djibril Camara étaient là. Ils n’ont pas mâché leurs mots.

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« On nous a toujours dit que nous étions l’avenir du club, que si on partait, l’avenir du club était en danger. Et là on se rend compte que ça a été fait dans notre dos ! Donc c’est très dur à avaler », a attaqué Danty. Le Parisien de naissance, formé au club, n’a pas hésité une seconde au moment de quitter Marcoussis lundi soir pour aller manifester en compagnie de ses coéquipiers en club.

« Ce n’est pas forcément très bien passé (auprès de l’encadrement du XV de France). Mais cela fait presque 10 ans que je joue au Stade Français, j’ai commencé là-bas à 14 ans, donc je me devais d’être présent et j’assumerai les conséquences de cette virée pour aller voir mes collègues, mes supporters, et partager ce moment de tristesse avec eux », a assuré le centre de 24 ans.

Même chose pour Djibril Camara, qui était aussi de ce déplacement. « J’assume totalement d’y être allé, a-t-il indiqué. Je ne sais pas si Guy (Novès, le sélectionneur) était d’accord ou pas, mais à mon avis je pense pas (…) Si je suis pénalisé, je serai pénalisé. »

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Formé au Stade Français, comme Danty, il a eu des mots encore plus forts pour marquer son opposition à la fusion avec le rival de toujours : « C’est comme si on m’avait annoncé que ma mère était décédée. C’est un gros coup de couteau dans le dos. Je suis déçu et triste, pour le club, pour les coéquipiers, pour les personnes qui sont dans les bureaux, pour les supporters qui ne nous ont jamais lâchés même dans la difficulté ».

Cela a le mérite d’être clair. Thomas Savare, le président du club, a du boulot devant lui pour convaincre son monde. Si cela est possible. Côté Racing, les joueurs se font en revanche plus discrets, que ce soit à Marcoussis ou en dehors. Troisième joueur convié en conférence de presse mardi, Camille Chat n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet.

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