PSG-Anderlecht: 17 buts pour, aucun contre... Ce Paris ne peut pas ne pas finir premier de sa poule

FOOTBALL Le PSG 2017-18 version Ligue des champions est parti sur des bases complètement folles...

William Pereira

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Les joueurs du Paris Saint-Germain, le mardi 31 octobre 2017

Les joueurs du Paris Saint-Germain, le mardi 31 octobre 2017 — James Marsh/BPI/Shutter/SIPA

Au Parc des Princes,

Quatre matchs de Ligue des champions, dix-sept pralines au fond des cages, aucun but encaissé et donc douze points récoltés pour une différence de buts de +17, le tout en pratiquant un football de haute volée dans un groupe où figure aussi le grand Bayern Munich. Bienvenue dans votre nouvelle partie de Football Manager ? Non. Ces chiffres surhumains sont bien réels.

Et si l’on est censé être immunisé à l’enflammade depuis le naufrage du Camp Nou, le PSG 2017-18 version Ligue des champions nous envoie beaucoup trop de rêve pour que l’on reste là, bras croisés, à ne rien dire. A ce sujet, un confrère un poil euphorique a carrément parlé de finale à Alphonse Areola en zone mixte. C’était too much. Il fallait s’y attendre, le gardien parisien a tout de suite calmé l’assistance.

« Attendez, les gars, il y a encore énormément de matchs avant la finale. Là on est juste qualifié pour les huitièmes. [ALERTE PONCIF] On prend les matchs les uns après les autres. »

Ce n’est pas tout. Le PSG n’a pas tout à fait terminé le travail dans son groupe, et Unai Emery n’a pas manqué de le rappeler en conférence de presse d’après-match. « Nous sommes qualifiés, ce qui était le plus important, mais l’objectif dans ce groupe, c’est de terminer premier et nous avons encore du travail face au Celtic à domicile et contre le Bayern. » Adrien Rabiot abonde : « ça va être un match important. Je pense que ça sera une finale oui, il faudra être sérieux. » Car si le Celtic et Anderlecht sont hors d’atteinte, les Bavarois ont encore une toute petite chance de sortir en tête du groupe B au mois de décembre. Pour ça il faudrait que :

  • Paris et le Bayern gagnent leur 5e match et le Bayern étrille le PSG à l’Allianz Arena (de quatre buts au moins)
  • Paris concède le nul contre le Celtic pendant que le Bayern battrait Anderlecht et que le PSG perde ensuite en Allemagne (peu importe le score)
  • Paris perde à domicile contre le Celtic puis contre le Bayern et que les Allemands aient au préalable réussi à arracher au moins un point à Anderlecht.
  • Des aliens envahissent le Camp des Loges et kidnappent la moitié de l’effectif parisien.

En face, le Bayern n’est plus la terreur d’antan

Sérieusement, quelle injustice footballistique ce serait que de voir Paris s’effondrer et laisser les troupes de Jupp Heynckes endosser le statut de leader de la poule à l’issue de la « finale » du 5 décembre. Surtout quand on observe les perfs totalement banales du Bayern en parallèle.

  • Huit buts marqués
  • Quatre encaissés
  • 3-0 dans la face au Parc des Princes

On a beau retourner le problème dans tous les sens, on ne voit pas comment ce serait possible. Loin de nous l’envie d’être arrogants, mais il faut se rendre à l’évidence. Neuer est toujours convalescent, de même que Ribéry, Robben est vieillissant et l’attaque moins souveraine. Certes, ce faiseur de miracles qu’est Jupp Heynckes a eu la bonne idée d’accepter de reprendre son bon vieux Bayern jusqu’à la fin de la saison, certes les Munichois ont gagné tous leurs matchs depuis la déroute de Paris, mais à chaque fois, c’était sur des scores faibles (sauf contre l’immense Fribourg, 15e de Bundesliga, 5-0).

Bon ou mauvais, le constat est partagé à demi-mot par Adrien Rabiot, confiant dans les qualités de son équipe, à condition de garder le même niveau que face à Anderlecht. « Si on joue comme ce soir ça sera plus facile », a-t-il conclu. Faudrait quand même faire gaffe à ne pas trop oublier le Celtic entre-temps.