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46 secondes de Sablé, et c'est tout... Sainté déprime en silence

OM-ASSE: 46 secondes de Julien Sablé, et c'est tout... Saint-Etienne déprime en silence

FOOTBALL«Le club est en danger»...
Au stade Vélodrome, Jean Saint-Marc

Au stade Vélodrome, Jean Saint-Marc

L'essentiel

  • C'est la crise à Saint-Etienne, qui encaisse à Marseille une lourde défaite (3-0), son neuvième match sans victoire.
  • Les Verts dégringolent à la 15e place de Ligue 1, à deux points de Lille, barragiste.
  • Le néo-entraîneur Julien Sablé n'a pas caché son agacement après ce non-match.

Un simple « bonsoir » peut dire beaucoup de choses. En tout cas, on peut en entendre beaucoup. Celui de Julien Sablé, ce dimanche soir, en salle de presse du Vélodrome, voulait dire tout ça à la fois :

  • J’ai à peu près autant envie de vous parler que de me pendre.
  • Je déteste la terre entière, le football, mes joueurs et moi-même.
  • Qu’on en finisse, merde.

Evidemment, cette interprétation télépathique n’engage que nous. Mais la suite de la déclaration de Julien Sablé va peut-être vous convaincre. On dit bien déclaration et non interview, car le coach de Saint-Etienne n’a pas attendu nos questions pour embrayer, après une lourde défaite 3-0 face à l'OM. En quasi-intégralité, ça donne :

« Bonsoir. Ça ne va pas durer longtemps. Je ne peux pas accepter ce que je viens de voir. Je suis un compétiteur, on a que des compétiteurs dans le staff. Je n’ai jamais rendu les armes. Aujourd’hui, le club est en danger. On n’a pas vocation à jouer le maintien. Ce soir, on aurait pu en prendre bien plus. Ce 3-0 est même minimaliste. Bonne soirée. »

Un confrère tente de le retenir, le néo-entraîneur stéphanois hausse les épaules, en mode : « j’ai déjà beaucoup pris sur moi pour me pointer devant vous. » Un autre collègue pointe le nez en salle de presse : « Attendez, vous déconnez, il est passé ? Je suis sorti une minute et je l’ai raté ? »

Beaucoup de vents en zone mixte

Effectivement, cher confrère : la scène entière n’a duré qu’un instant. Nos confrères des radios ont enregistré, soyons très précis, 46 secondes de réaction de Julien Sablé : « Au moins, on va gagner du temps au montage. » D’autant que les joueurs stéphanois ont été encore moins bavards que leur coach.

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Le mistral n’a pas soufflé, ce dimanche, à Marseille… Mais il y avait tout de même beaucoup de vent dans la zone mixte du Vélodrome. « Ah non, pas ce soir », nous diront les plus bavards des Verts. Les autres passent en silence, subitement absorbés par leur écran de téléphone ou par la musique qu’ils écoutent au casque.

Seul Florentin Pogba va « répondre » à une interview, à un collègue qui l’interroge sur sa sortie à la mi-temps : « Ça va ? » « Oui, j’ai juste ressenti une petite gêne. » Pogba, out. Le bus démarre. Et on se demande, franchement, s’il ne va pas tout droit en Ligue 2.