Clashico: «Patrice Evra ne se regarde que lui» balance Dugarry, c'est reparti pour un tour
FOOTBALL•«Quand je vois ce message-là, je pense à Knysna»...B.V.
Tiens, cette impression d'avoir fait peu ou prou la même brève il y a une semaine, jour pour jour. Bref, Dugarry vs Evra, ou Evra vs Dugarry, c'est comme vous voulez, saison 4 épisode 11. Après son bon match (et son but) face à Nice dimanche soir, Tonton Pat' en a envoyé une petite pour la famille, l'air de rien:
« Non, on ne va pas faire de polémiques. Je n’ai pas d’ennemi. C’est donnant donnant, on délire, on raconte des blagues, on vanne. (Plus sérieux). J’étais frustré quand physiquement, je ne pouvais pas donner le meilleur de moi-même. Certains en ont profité pour tacler mes qualités. Je me suis écarté du troupeau pour mieux lécher mes plaies… Et quand je reviens, c’est du Pat' ! Les gens vont dire « il est arrogant ! » Mais non ! C’est quelqu’un qui a confiance en ses qualités. Je suis pas un voleur, j’ai rien volé dans ma carrière ! »
Avec quelques petits tacles bien sentis quelques minutes plus tard en « off » sur ces « ces consultants qui ne sont même pas des journalistes et terrorisent certains footballeurs ». Bref, on attendait qu'une chose, la réponse de Christophe Dugarry. Et c'est comme remettre une pièce dans la machine.
« Je pense à Knysna »
« Depuis trois mois et demi qu’il est à l’OM, c’est son meilleur match, explique-t-il à l'antenne de RMC. Rien d’extraordinaire non plus, ce n’était pas non plus du Roberto Carlos. L’attitude de ce garçon quand ça ne marche pas avec des insultes ou son arrogance quand les choses marchent, c’est quelque chose d’assez unique. Il nous parle de confiance, c’est bien d’avoir confiance en soi. Mais il y a des attitudes qui sont juste incroyables. Sincèrement en 16 ans de carrière, je n’ai jamais vu ça. J’ai eu la chance de jouer avec de très grands joueurs. Des discours comme ça, je n’ai jamais vu ça. »
Il enchaîne, lancé comme une balle dans la défense adverse: « Quand je vois ce message-là… je pense à Knysna. On a toujours tendance à se demander comment cela est arrivé. Patrice Evra faisait partie des leaders. Mais si tu es si solide que ça, si tu es un vrai leader, si tu as une telle confiance en toi, tu dois mettre deux claques à chacun et dire aux garçons de descendre du bus et d’aller jouer. A un moment ou un autre, il ne faut pas que se regarder soi-même et voir ce qui se passe autour. Là on a l’impression qu’il se regarde que lui : "comment je vais fêter mon but, qu’est-ce que je vais mettre sur les réseaux sociaux"… Les pompes le machin... »


















