Euro 2016: Le Portugal, un vainqueur à l'image d'un Euro moyen
FOOTBALL•La compétition n'aura pas été d'un grand niveau technique...F.L.
Une précision pour commencer. Il n’est pas question ici de dénigrer la victoire du Portugal dans cet Euro 2016. Sacrée pour la première fois dans une grande compétition internationale, la Seleção restera quoi qu’il arrive dans l’histoire et c’est finalement le plus important. Quand, dans 20 ans, on regardera le palmarès, on ne retiendra que le nom du vainqueur.
Le Portugal a fait déjouer tous ses adversaires
Reste que ce Portugal 2016 ne restera pas dans les mémoires comme la plus belle équipe de ces dernières années. Qualifiée de justesse en huitième de finale après trois nuls au premier tour et une place de meilleur troisième, l’équipe très défensive mise en place par Fernando Santos aura fait déjouer tous ses adversaires jusqu’au sacre final. Et ce ne sont pas les Français qui diront le contraire.
« S’ils ont gagné, c’est qu’ils le méritent », assure Lloris
« Les Portugais nous ont fait déjouer et ils ont joué comme ça tout au long du tournoi et ça leur a réussi. S’ils ont gagné, c’est qu’ils le méritent. Après, on peut rediscuter de la façon dont ils jouent mais ça reste efficace », reconnaît Hugo Lloris, le capitaine français.
Peu de matchs enthousiasmants
Plus largement, bien au-delà du Portugal, cet Euro n’aura pas forcément été celui du beau jeu. Les grands matchs se comptent sur les doigts d’une main. Va pour les Belgique-Italie et Espagne-Croatie du premier tour, le quart Pays-de-Galles-Belgique ou encore la demie France-Allemagne.
Paradoxalement, le match au scénario le plus rocambolesque aura sans doute été le Hongrie Portugal (3-3), dernier match de poule, durant lequel les Portugais, au bord de l’élimination, sont revenus au score à chaque fois.
Une absence caractérisée de prise de risques
A quoi ça tient finalement un Euro ? A pas grand-chose. Mais la compétition disputée à la fin d’une saison harassante dans nouveau format de 24 équipes et une absence régulière de prise de risques ne fera pas entrer cet Euro dans les annales. Il manquait vraiment quelque chose même si ce lundi c’est sans doute le dernier souci des Portugais.


















