Euro 2016: Pour Moussa Sissoko, le parcours des Bleus n'est pas considéré à sa juste valeur

FOOTBALL Le milieu de terrain des Bleus, comme ses coéquipiers, attend le match contre l'Allemagne avec impatience pour prouver la vraie valeur de cette équipe dans l'Euro 2016...

N.C.

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Moussa Sissoko face à l'Islande en quart de finale de l'Euro (5-2), le 3 juillet 2016.

Moussa Sissoko face à l'Islande en quart de finale de l'Euro (5-2), le 3 juillet 2016. — BPI/Shutterstock/SIPA

A Clairefontaine,

C’est un match que tout le monde attend, et les joueurs encore plus. Les Bleus vont défier l’Allemagne en demi-finale de l’Euro, jeudi. «Enfin un gros adversaire pour prouver qu’on est bons», semblent-ils penser, après avoir affronté la Roumanie, l’Albanie, la Suisse, l’Irlande et l’Islande. C’est en tout cas ce qui ressort du passage de Moussa Sissoko en conférence de presse, mardi. Dès qu’il en a eu l’occasion, le joueur de Newcastle a bien fait comprendre que les réticences des médias eu égard au pedigree des adversaires étaient un peu dures à admettre pour le groupe.

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A la question de savoir s’il pensait qu’on avait minimisé les performances de l’équipe de France, Sissoko n’a pas hésité. «Oui, c’est le cas, a-t-il répondu. Le calendrier fait qu’on a eu des matchs moins huppés, mais on ne l’a pas choisi. Tant mieux pour nous, maintenant c’est l’Allemagne, à nous de prouver qu’on a gagné en maturité depuis la Coupe du monde. Si on gagne, ça nous fera beaucoup de bien, et sans doute que vous allez mieux nous considérer».

Deuxième pique quelques minutes plus tard. Un confrère lui demande s’il trouve sévère ou injuste lorsqu’on dit qu’on va connaître le vrai niveau des Bleus sur cette demie. Même ton dans la réponse: «Les deux, à mon avis. C’est sûr que sur le papier, on était favoris. Mais il fallait le montrer sur le terrain. C’étaient de bonnes équipes, vous avez vu comme nous que ça n’a pas été facile. On a cravaché, mais on a gagné. L’Allemagne est au-dessus de ces équipes, à nous de prouver que nous sommes aussi une équipe forte». Les Bleus n'ont évidemment besoin de personne pour se motiver pour un tel match, mais si jamais on a pu aider un tout petit peu...