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Quelles sont les chances de la France face à l'Allemagne?

Euro 2016: Après l'Islande, la France retrouve l’Allemagne en demi-finales, quelles sont ses chances ?

FOOTBALLGrâce à leur qualification dimanche soir contre l'Islande (5-2), les Bleus défieront les champions du monde jeudi à Marseille pour une place en finale…
Julien Laloye

Julien Laloye

Au Stade de France,

Nous y revoilà, là où tout a pris l’habitude de s’arrêter pour l’équipe de France. L’Allemagne, championne du monde en titre. L’Allemagne, que les Bleus n’ont jamais éliminée dans un grand tournoi. L’Allemagne en demi-finale, ce qui est encore plus traumatisant, si l’on a la mémoire des nuits sévillanes. L’Allemagne qui a déjà interrompu l’échappée tricolore il y a deux ans au Brésil. Au moins les Bleus n’avaient-ils pas attendus le dernier carré pour tomber la tête haute contre la Mannschaft, et ils ont quelque part le mérite d’avoir élargi le champ des déceptions possibles.

Nous y revoilà donc, au pied de l’Everest du foot français. Avec à chaque fois l’espoir fou de voir enfin le sommet, comme un jeune premier. Il y a matière à y croire, franchement, avant la demi-finale au Vélodrome jeudi, même su on aurait préféré voir l’Italie sortir victorieuse de cette série de tirs au but haletante à Bordeaux. D’abord, Hummels ne sera pas là, cela fait toujours un mauvais souvenir d’exorcisé et un souci en moins sur coup de pied arrêté. Khedira non plus, ce qui n’est pas la plus mauvaise des nouvelles quand on sait l’état des vieilles cannes de Schweinsteiger, son remplaçant naturel, lui aussi incertain.

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Ensuite, si la France ne maîtrise pas toujours ce qu’elle fait, il ne faut pas penser que les Allemands suivent à la lettre un plan quinquennal visant à leur faire dominer l’Europe après avoir conquis le monde. Joachim Low a pris une soufflante dans tous les journaux du dimanche au pays pour avoir joué aux échecs avec Antonio Conte, 3-5-2 contre 3-5-2. « Pourquoi vouloir adapter une équipe, qui jusqu’ici a montré qu’elle fonctionnait en disant qu’il faut l’adapter à l’adversaire ? », a ainsi critiqué l’ancien meneur du Bayern Mehmet Scholl. Cela dénote que l’Allemagne n’est pas si sereine, ce qu’indiquent également ses qualifications cahin-caha après son sacre brésilien.

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Pour parler un peu de nous, enfin, reconnaissons que les Bleus ont réduit l’écart avec leur voisin depuis deux ans. Ils l’ont d’ailleurs battu en novembre (2-0), même si ce soir-là, c’était ce qui comptait le moins. Quant au poids de l’histoire, dont on va assez parler d’ici le match de jeudi, il ne faut pas s’en faire une montagne non plus. Les coéquipiers de Thomas Müller n’avaient pas jamais fait tomber l’Italie en compétition officielle avant samedi. Aucune série n’est éternelle. Et puis si on va par là, la France a toujours gagné les demi-finales qu’elle a disputées sur son sol. Celle-ci, on veut bien qu’elle dure encore un peu.