Euro 2016: Cible du PSG, Grzegorz Krychowiak est vu comme «un joueur clé» en Pologne
FOOTBALL•Le milieu défensif de Séville a beau ne pas avoir eu une grande influence dans le jeu ce samedi face à la Suisse, il a inscrit le tir au but décisif et reste très respecté en Pologne…Jérémy Laugier
A Saint-Etienne,
Plus l’Euro avance, plus les rumeurs de son transfert au PSG s’intensifient et plus les regards vont se braquer sur ses performances. Grzegorz Krychowiak n’a clairement pas survolé ce 8e de finale de l’Euro ayant vu la Pologne se qualifier contre le cours du jeu, ce samedi face à la Suisse (1-1, 5 tab à 4). Le milieu défensif de 26 ans a surtout eu le mérite de ne pas trembler au moment de claquer une lucarne bien propre sur son tir au but, synonyme de premier quart de finale d’Euro dans l’histoire du football polonais.
Avec quelques transversales précises et une couverture rigoureuse dans un pur registre de sentinelle à la Maxime Gonalons, l’ancien Rémois a signé un match propre mais sans éclat, à l’image d’une opportunité de la tête manquée sur un corner de Milik (29e). « C’est avant tout un travailleur de l’ombre, un joueur qui fait le sale boulot tout en étant technique et costaud (1,86 m et 85 kg) », remarque le milieu suisse Gelson Fernandes, entré en jeu à la 77e minute ce samedi.
« Grzegorz Krychowiak était en fait le chaînon manquant »
Une fois qu’on a pleinement intégré son registre de jeu guère funky, et sa considérable clause libératoire de 45 millions d’euros qui permettrait au PSG de le recruter à Séville, force est de constater que son rôle est perçu comme « crucial » dans cette sélection polonaise. « Il est vraiment précieux pour arrêter systématiquement les attaques adversaires », apprécie le gardien Lukasz Fabianski, décisif face à la Suisse.
« C’est simple, nous avons trois joueurs clé : Glik en défense, Lewandowski en attaque et Krychowiak qui s’occupe de tout au milieu. Pendant longtemps, Lewandowski souffrait d’être trop seul dans la sélection. Krychowiak était en fait le chaînon manquant », constate Marek Wawrzynowski, journaliste pour le site Wirtualna Polska. En décembre 2008, le milieu de terrain alors seulement âgé de 18 ans effectue ses premiers pas avec l’équipe A polonaise alors qu’il se trouve au centre de formation de Bordeaux. « A l’époque, le sélectionneur Leo Beenhakker avait annoncé qu’il fallait lui laisser six ans avant qu’il soit au top niveau. C’est exactement le timing qui lui a fallu avec son arrivée à Séville auprès d’Unai Emery », sourit Marek Wawrzynowski.
« Cette équipe a beaucoup plus d’ambitions qu’un quart de finale »
Considéré comme le Polonais le plus régulier durant les éliminatoires de l’Euro, Grzegorz Krychowiak fait bien partie des tauliers d’une sélection n’ayant concédé qu’un seul but dans cet Euro, qui plus est un irréel ciseau acrobatique de Shaqiri. « Il n’était pas là lors d’un match de préparation face aux Pays-Bas (1-2) et on a pu se rendre compte que notre milieu de terrain était un désastre sans lui », constate le journaliste polonais, qui croit savoir que le transfert de Krychowiak au PSG se fera « à 99 % ».
L’intéressé refuse sans surprise d’évoquer sa situation personnelle avant la fin du tournoi. « Je pense qu’on n’a encore rien fait jusqu’à présent. Cette équipe a beaucoup plus d’ambitions qu’un quart de finale [face à la Croatie ou le Portugal]. On peut réaliser des choses encore plus belles », a-t-il annoncé. Pour un joueur n’ayant jamais réussi à convaincre son club formateur [91 minutes en L1 au total avec les Girondins en 2011], il s’en sort plutôt pas mal jusque-là.


















