OM/Ligue des champions: Décevoir à Naples et mourir
FOOTBALL•Battus 2-3 en Italie, les Marseillais sont quasiment éliminés de toute compétition européenne...Romain Scotto
De notre envoyé spécial à Naples (Italie)
Si les villes de Naples et Marseille ont du mal à masquer une évidente gémellité, côté football, il n’y a jamais vraiment eu débat cette année. Comme il y a deux semaines au Vélodrome, l’OM s’est incliné contre son voisin méditerranéen (2-3), enterrant définitivement ses espoirs de survie en Ligue des champions. Avec quatre défaites en autant de rencontres, les hommes d’Elie Baup ne sont pas mathématiquement éliminés de toute compétition européenne. Mais même la troisième place, qualificative pour la Ligue Europa, semble hors d’atteinte.
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Le scénario, écrit pour certains depuis le tirage au sort, aurait pu être évité si les Marseillais n’avait pas déroulé le tapis à leurs adversaires. A deux reprises, l’OM a cru tenir un résultat au stade San Paolo, avant de plier sous les offensives du Napoli. Sans de grosses erreurs de marquage, les Olympiens n’auraient jamais laissé Higuain s’offrir un doublé et Inler catapulter une reprise dans le petit filet de Mandanda.
Un grand chelem de défaites?
Marseille peut nourrir de gros regrets car marquer deux buts à l’extérieur en Ligue des champions reste une performance de choix. Pourtant, la tête victorieuse d’André Ayew sur corner et le deuxième but de Thauvin sous ses nouvelles couleurs n’ont servi à rien. Face à un Napoli qui s’est permis de laisser quelques titulaires sur le banc, un tel relâchement est difficilement pardonnable. Voilà tout ce que l’OM aurait voulu éviter dans un match où gagner en confiance était l’objectif annoncé de Baup.
Désormais, son équipe reste sur une série de sept matchs sans victoire avant d’affronter Sochaux dimanche en L1, lors d’un match qui pourrait bien être le plus important de la semaine. A l’échelle européenne, le défi des Marseillais est maintenant d’éviter un «grand chelem» de défaites pour ne pas finir totalement humiliés et étranglés dans ce groupe. Une issue pourtant logique quand on n’a jamais été capable d’y tirer les ficelles.



















