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Ligue 1: Une taxe spéciale pour Monaco?

Ligue 1: Une taxe spéciale pour Monaco?

FOOTBALLLe probable retour en Ligue 1 du club de la principauté fait jaser...
B.V.

B.V.

On ne saura sans doute jamais ce qu’il s’est vraiment dit vendredi dans un des bureaux de la Fédération française de football (FFF). Ni qui du président de Monaco, Dmitry Rybolovlev, ou de celui de la FFF, Noël Le Gräet, a proposé que le club de la principauté verse 200 millions d’euros au club français pour aplanir la situation. Mais on sait qu’il y a un problème Monaco. Bientôt de retour en Ligue 1, le club princier continue de jouir d’avantages fiscaux et sociaux qui lui permettent d’attirer des joueurs moins imposés que dans les 19 autres clubs de Ligue 1.

«Avant, ce déséquilibre était supportable, note Olivier Sadran, président de Toulouse. Mais avec l’annulation du DIC, la montée de la fiscalité en France, il commence à devenir très important.» C’est d’ailleurs pour ça que le mois dernier, la LFP a mis la pression sur l’ASM, lui demandant d’avoir son siège social en France.

«Quelle valeur légale?»

Ou alors de trouver un arrangement, comme l’a expliqué dimanche Jean-Michel Aulas, président de l’Olympique Lyonnais et aussi vice-président de la LFP. «Personnellement, j’aurais préféré qu’on négocie avant de légiférer, avant de prendre des sanctions, explique-t-il. Il doit y avoir moyen, quand on est de bonne volonté, de trouver des accords. Peut-être pas à 200 millions d’euros mais à un peu moins, et de faire en sorte que le fair-play soit à portée de main.»

En clair, créer une taxe spéciale pour Monaco, qui rééquilibrerait quelque peu les avantages fiscaux. Sans prendre position, Olivier Sadran se demande «quelle valeur légale pourrait avoir cette espèce de soulte compensatoire». «Si Monaco l’accepte, très bien, poursuit le président du TFC. Mais sur le plan du droit, c’est totalement illégal.» De son côté, le président de Nantes, Waldemar Kita, s’avoue «stupéfait». «Ce n’est pas sérieux, lance-t-il. Chacun a ses avantages. Le football, c’est le terrain, ce n’est pas que l’argent. Et pourquoi on ne parle pas des joueurs qui partent en Angleterre ou en Espagne pour les mêmes raisons? Et pourquoi on ne propose pas les mêmes conditions aux autres clubs qu’à Monaco?»

Lui qui pourrait accompagner Monaco dans l’ascenseur vers la Ligue 1 ne comprend pas pourquoi on chercherait à éliminer le club de la principauté. Surtout qu’avec ses nouveaux investisseurs russes, «Monaco va recruter et investir en France», enchaîne le Franco-Polonais. Sans doute une manière plus transparente de payer son tribut à la Ligue 1.