Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Football - OM-VA: La piqûre de rappel d'Eydelie

Football - OM-VA: La piqûre de rappel d'Eydelie

Treize ans après le match polémique, l'ex-joueur marseillais se confie dans un livre qui paraît aujourd'hui.
©2006 20 minutes

©2006 20 minutes

«A Marseille, tricher était devenu une seconde nature»

Les extraits de l'autobiographie de Jean-Jacques Eydelie, parus dans L'Equipe Magazine en janvier, avaient réouvert la polémique sur les années Tapie dans le football

A l'occasion de la sortie aujourd'hui de son livre, l'ancien Marseillais a tenu hier une conférence de presse

Extraits

Le dopage « J'ai assisté à des scènes de dopage dans tous les clubs où j'étais sous contrat, mis à part Bastia

A Nantes, on a même dû injecter un calmant à un joueur piqué, tellement il devenait fou et voulait tout casser dans le vestiaire

En Suisse, à Sion, c'était encore plus choquant puisque j'ai vu des injections de sang

C'est grave de voir des joueurs de 20 ans qui acceptent cela, et pire, qui semblent avoir besoin de cela pour se rassurer»

Marseille « A l'OM, on n'avait pas le choix, Tapie nous mettait la pression pour contacter nos anciens coéquipiers, ce que j'ai fait une fois, face à Valenciennes

Concernant les piqûres avant les matchs, vu qu'on ne s'est jamais fait prendre aux contrôles, je n'ai qu'une question : quel était le produit ? »

Deschamps et ses ex-coéquipiers « Aucun de mes anciens coéquipiers ne m'a parlé depuis treize ans

Et ils ne m'ont pas appelé non plus après les premières révélations du mois dernier

Le silence d'un type comme Deschamps, je trouve cela inquiétant

Mais c'est son choix»

L'avenir « Actuellement, cela ne peut pas être pire, puisque je n'ai rien

Je passe mes diplômes d'entraîneur et j'attends des propositions

Mais j'ai soulagé ma conscience»

Gaël Anger

Je ne joue plus (Editions de l'Archipel) sort aujourd'hui en libraire, avec un tirage de 30 000 exemplaires. Les deux auteurs, Jean-Jacques Eydelie et le journaliste indépendant Michel Biet, ont touché 27 000 euros chacun d'à-valoir.