« J'ai fait de grosses erreurs par le passé »
Aurélien Capoue Le milieu de terrain du FCN fait tout pour ne plus être étiqueté « bad boy »recueilli par David Phelippeau
Il y a un mois et demi, Aurélien Capoue nous avait prévenu qu'il ne s'exprimerait pas avant la fin du mercato. Hier, il ne s'est donc pas soustrait à notre sollicitation. Pendant près de vingt minutes, le milieu de terrain n'a pas cherché à pourfendre sa réputation de tête brûlée. Au contraire, il reconnaît ses fredaines passées, tout en faisant amende honorable. L'homme semble s'être bonifié. Le FCN pourrait bien en bénéficier.
Etes-vous content d'être Nantais ?
Oui, je suis très heureux d'être à Nantes. J'ai une saison à faire ici. Je vais essayer d'apporter mon expérience. J'ai 28 ans, mais c'est pas parce que j'ai une centaine de matchs de L1 que j'ai un statut de privilégié... Avoir un nom ne suffit pas. Il faut que gagne ma place. Je vais essayer d'apporter la touche « Capoue ».
Votre blessure à l'épaule en juillet n'a-t-elle pas empêché un exil ?
Ça l'a compromis à 80 %. Il y avait quelques formations de Ligue 1 sur moi, mais quand on a su la gravité de la blessure les clubs ont été réticents. J'ai peut-être loupé le train de la L1. Maintenant, ça ne s'est pas fait. C'est comme ça. C'est pas grave, je suis un privilégié. Il y a tellement de joueurs au chômage...
Vous étiez prêté à Auxerre
la saison dernière.
Pourquoi n'êtes-vous pas
resté en Bourgogne ?
J'ai fait une bonne saison là-bas. Mais, j'ai eu une fin difficile avec l'entraîneur Jean Fernandez. C'est pour cela qu'ils n'ont pas levé l'option d'achat. J'ai fait une erreur [une virée nocturne avant un match important]. Ma mésentente avec le coach m'a coûté cher. Je suis déçu de ne pas être resté, mais je dois tourner la page d'Auxerre. Pour moi, maintenant, c'est Nantes !
On retrouve un Capoue plus posé...
J'arrive à un âge où on doit changer. J'ai fait des grosses erreurs par le passé. Je les assume. Mais, j'ai quand même perdu quelques années. Tout ce qui m'arrive aujourd'hui, c'est de ma faute.
Maintenant, j'essaie de me stabiliser. A Auxerre, j'ai eu un coach qui ne me lâchait jamais. Je ne pouvais pas me permettre de faire n'importe quoi. Ces erreurs que j'ai commises, c'est terminé. Je ne suis plus comme avant.
Assumez-vous votre réputation
de fêtard ?
Je suis Antillais. Je suis un bon vivant. J'ai profité de la vie et j'avoue que j'en ai abusé. J'assume l'image que j'ai aujourd'hui, mais j'essaie de la modifier.
On ne vous reconnaît plus...
C'est la maturité. Le coach Jean Fernandez a changé beaucoup de choses. Mon entourage a fait aussi beaucoup pour moi. A un moment donné, je me suis dit : « Il faut arrêter de partir dans tous les sens, se calmer et se poser ! » J'ai réussi.


















