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Pourquoi Rennes va faire la différence dans le money time face à l'OM

Coupe de la Ligue: Pourquoi le Stade Rennais va encore faire la différence dans le money time face à l'OM

FOOTBALLParce qu'en août 2008, Rudi Garcia s'inclina à Rennes avec Lille (2-1), avec un but encaissé à la 90e minute, et un autre à la 90e+4...
Jeremy Goujon

Jeremy Goujon

L'essentiel

  • Avant de recevoir le PSG en championnat, le SRFC accueillera Marseille mercredi (18 h 45), en 8es de finale de la Coupe de la Ligue.
  • Le club breton devrait une nouvelle fois s'imposer vers la fin du temps réglementaire (ou juste après), comme il en a pris l'habitude... notamment contre l'OM.

La dernière (et seule) fois que le Stade Rennais et l’Olympique de Marseille se sont affrontés en Coupe de la Ligue, c’était le 29 octobre 2014. Ce soir-là, Philipp Hosiner imitait les internationaux français Jean-Luc Dogon et Franck Gava, en inscrivant l’unique but rouge et noir de sa carrière face aux Phocéens.

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Surtout, l’attaquant autrichien, désormais au 1. FC Union Berlin (D2 allemande), permit au SRFC de crucifier l’OM dans les ultimes moments de la partie (2-1, 90e+3). Un scénario qui risque de se reproduire au Roazhon Park, mercredi (18 h 45), pour le compte des 8es de finale.

Parce que jamais deux sans trois. Rennes a rarement brillé en Coupe de la Ligue, y compris dans les versions antérieures de la compétition. Devenue régulière à partir de 1994-1995, l’épreuve existait déjà, de manière non officielle, au milieu des années 1960 (deux éditions), puis entre 1982 et 1994, sous l’appellation « Coupe d’été ». Point d’orgue des désillusions bretilliennes dans ce type de format (groupes suivis d’une phase finale) : une élimination aux tirs au but par… l’UNFP, a.k.a. « les chômeurs du football français », en quarts de finale du cru 1994. « À la rennaise », diront les mauvaises langues…

Plus près de nous, on dénombre seulement une demie (2002) et une finale (2013) côté Rouge et Noir. Preuve que ceux-ci galèrent toujours, même dans la victoire : aucune de leurs qualifications, sur les dix exercices précédents, ne s’est soldée par plus d’un but d’écart au tableau d’affichage (à l’exception de Montpellier, battu 2-0 en 2013). Ce fut donc le cas lors des deux dernières en date, contre Lorient (3-2, le 26 octobre 2016) et à Dijon (1-2, 25 octobre 2017), où la délivrance intervint respectivement aux 90e+5 (merci Pedro Henrique) et 87e minutes (Adrien Hunou). Plus c’est long (à se dessiner), et plus ce sera (encore) bon, demain soir.

Parce que c’est une tradition depuis dix ans. Le Stade Rennais a remporté un tiers de ses 21 derniers duels avec Marseille, toutes compétitions confondues. Hormis les démonstrations au Vélodrome de mars 2016 (2-5) et septembre 2017 (1-3), cela s’est constamment décidé dans « la-période-qui-rapporte-gros ». Ainsi, c’est à la 76e minute que Jirès Kembo-Ekoko offrit les trois points aux siens, en septembre 2011. Rebelote en mars 2014, avec Abdoulaye Doucouré, cette fois, dans le rôle de l’homme providentiel. « Il prend le ballon du cou-de-pied, pas dans les meilleures conditions, il y a une sorte de rebond difficile, ça rentre… C’était une victoire "Merci Seigneur !", en rien comparable avec le 2-5 », avait témoigné l’ex-président du SRFC, Frédéric de Saint-Sernin, auprès de 20 Minutes.

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À domicile, les prières ont été exaucées avec davantage de « retard », sans doute parce que l’OM mena à chaque fois au score. Il y eut d’abord le doublé salvateur de Sylvain Wiltord (82e et 88e), en janvier 2008 (3-1). Puis cette fameuse réalisation d’Hosiner dans le temps additionnel, d’une délicieuse talonnade. Et enfin, le penalty de Kamil Grosicki (86e) couplé à la tête décroisée d’Hunou (89e), en septembre 2016 (3-2). #RenversementsDeSituation

Parce que l’équipe de Lamouchi ne sait faire que ça (ou presque). Avoir permis au FC Metz d’engranger son premier point à domicile de la saison, oui, c’est gênant. Mais cela aurait pu être pire, et, au moins, on ne peut pas reprocher aux protégés de Sabri Lamouchi de manquer de ressources, depuis que le Franco-Tunisien est aux manettes. Car pour la énième occurrence, les Rennais, grâce à Firmin Mubele (87e), ont fait trembler les filets dans les six dernières minutes d’une rencontre. On avait déjà vu ça à Strasbourg (Hunou, décidément, 88e), face à Nantes (Wahbi Khazri, 88e), à Angers (Benjamin André, 84e) et contre Amiens (André again). Des statistiques troublantes, qui font écho à un autre constat : tous les buts pour de l’ère Lamouchi ont été marqués, pour l’instant, en deuxième mi-temps (huit au total).

À écouter l’entraîneur stadiste, cependant, les « miracles » ne seront pas permanents. « S’ils font cette performance-là [Metz], mes joueurs savent ce qui les attend, que ce soit contre Marseille en Coupe de la Ligue, Paris samedi ou la semaine d’après à Monaco [en championnat]. Mais je ne me fais aucun souci : ils ne feront pas la même performance. » De là à planter deux banderilles au cours des dix premières minutes, comme il y a trois mois dans les Bouches-du-Rhône…