• Mahut et Benneteau ont été recalés au dernier moment. 
  • Pour l'instant, la France pourrait aligner en double la paire Gasquet-Herbert qui n'a jamais joué ensemble. 

La scène se passe mercredi soir dans les couloirs de l’Hermitage Gantois, l’hôtel lillois haut de gamme dans lequel l’équipe de France de coupe Davis prépare sa finale. C’est là que Yannick Noah a annoncé aux joueurs concernés son équipe retenue pour défier les Belges du 24 au 26 novembre au stade Pierre Mauroy.

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Son choix final ? Tsonga, Pouille, Herbert et Gasquet. Une vraie surprise qui laisse sur le carreau Julien Benneteau mais surtout Nicolas Mahut, pilier du double de l’équipe de France depuis plusieurs années.

Un double très surprenant

« Vous pouvez imaginer comment ça s’est passé. Nicolas a fait preuve d’énormément de dignité mercredi soir à l’annonce », raconte Pierre-Hugues Herbert, son partenaire de double depuis trois ans. C’est la grosse surprise de cette sélection.

Si le choix de Tsonga et Pouille pour les simples n’a surpris personne, celui d’aligner Herbert et Gasquet en double est une vraie surprise car les deux joueurs n’ont jamais joué ensemble en double. « C’est la meilleure équipe de double. Il n’y a aucune certitude mais il faut toujours une première fois. Il y a des automatismes sur le terrain qui se créent », tente d’expliquer Noah pour justifier ce choix étonnant.

Surtout que Mahut et Benneteau, alignés en double depuis trois jours, semblaient faire la paire. « Il n’y a jamais vraiment de certitudes. On est parti à six en stage car on avait besoin de pas mal d’entraînements pour les simples et les doubles. Certains sont partis plus vite que d’autres, d’autres avaient des atouts. Je travaille avec mon staff et en suite on prend une décision. Le choix a été difficile car tous les gars ont été bons », explique Noah

Herbert a gagné sa place lors des trois derniers jours

Mais s’il y en a un qui a décroché son ticket pour le fil, c’est bien Pierre-Hugues Herbert. Blessé au dos (lumbago) la semaine dernière, le joueur de double s’est retapé et a mis les bouchées doubles à l’entraînement pour aller chercher sa place. Mission réussie.

« S’il avait fallu donner l’équipe jeudi dernier, c’était difficile de penser qu’il allait jouer. J’avais la possibilité de choisir jusqu’au dernier moment. Toutes les informations que je peux avoir, et surtout celles des derniers jours, sont précieuses. Ces derniers jours, Pierre Hugues et Richard ont été excellents. Tout le côté affectif, le palmarès, a été mis de côté. Il faut faire abstraction de tout ce qu’il y a autour. Pierre-Hugues a mérité sa sélection », détaille Noah.

Gasquet, le recours du dimanche

Autre petite surprise : la présence de Richard Gasquet. S’il s’est réveillé lors des deux derniers mois, le Biterrois partait quand même de loin. « C’est toujours un honneur de jouer une finale. C’est fabuleux, ça fait quelques mois que je suis à fond. Je suis à 100 % » se réjouit Richard 2017. Sa présence en finale, Gasquet la doit à sa polyvalence. S’il a avant tout été pris pour le double, le joueur de 31 ans peut aussi dépanner en simple dimanche en cas de défaillance mentale ou physique de Tsonga ou Pouille.

D’ailleurs l’option Gasquet/Tsonga en double est tout à fait possible. Car les deux joueurs ont déjà évolué ensemble à la différence de Gasquet et Herbert. « Si je dois jouer le premier jour, le deuxième et le troisième, je jouerai si on me le demande », a déjà précisé Tsonga.

Bref, le scénario du vendredi et l’avance prise ou pas au score dicteront le choix du reste du week-end. Ça commence vendredi avec Lucas Pouille contre David Goffin pour ouvrir le bal d’une finale indécise. « Je sens que mes joueurs sont prêts à en découdre. Place maintenant à la folie du jeu », conclut Noah. C’est tout ce qu’on espère.