Coupe Davis: Pourquoi ce week-end de retour de Yannick Noah risque d'être pourri
TENNIS•Les Bleus affrontent le Canada à partir de vendredi...Romain Baheux
On avait préparé nos meilleures blagues sur Saga Africa, on ne demandait qu’à pardonner à nos fameux Mousquetaires, décevants lors de leur élimination par la Grande-Bretagne cet été, et on était même prêts à ne pas relancer la polémique Monfils vs la Guadeloupe. Mais en fait, ce week-end de retour de Yannick Noah aux commandes de l’équipe de France de Coupe Davis contre le Canada à partir de vendredi risque d’être assez pénible. Voilà pourquoi.
Parce que sérieux, c’est quoi cette équipe du Canada ?
Il était l’homme qu’on prenait du plaisir à redouter. Demi-finaliste de l’Open d’Australie, Milos Raonic et ses services de brontosaure représentaient la menace d’un week-end compliqué avec la possibilité de remporter ses deux simples. Blessé, le 13e joueur mondial est finalement sagement resté chez lui tout comme le spécialiste du double Daniel Nestor, absent pour raisons personnelles.
Du coup, les Bleus auront comme adversaire le plus coriace Vasek Pospisil (44e mondial), qui a comme particularité de n’avoir jamais remporté le moindre match de terre battue sur le circuit principal ATP. « Ce n’est pas dans sa culture. Il ne maîtrise pas les mouvements ni la glissade. Il n’a pas d’affinité », explique à L’Equipe son entraîneur Frédéric Fontang. Très simple en théorie donc.
Parce qu’en plus, il pourrait faire moche
Désolé de détruire l’un de vos préjugés sur les Caraïbes, mais il n’y fait pas toujours beau. Lundi et mardi, les entraînements des deux équipes ont été perturbés par la pluie et le vélodrome de Baie-Mahault pourrait de nouveau être touché par les ondées ce week-end nous assure Météo-France.
Ce n’est pas tant les averses qui nous inquiètent mais leurs conséquences. Parce que jouer en extérieur c’est bien gentil mais ça nous expose à des matchs saucissonnés. Alors OK pour supporter le traditionnel spectacle de l’installation des bâches à Roland-Garros, nettement moins pour l’endurer lors de notre premier week-end de Coupe Davis de l’année.
Parce que le décalage horaire
On peut amener de la terre battue de l’Oise, racler les fonds de tiroir pour boucler le budget et convaincre tous les Bleus de partir près de dix jours loin de la métropole, on n’arrivera pas à diminuer le décalage horaire entre la Guadeloupe et Paris. Après une enquête des plus poussées, nous sommes en mesure de vous révéler qu’il est de cinq heures.
Pas énorme mais suffisant pour nous retrouver avec un double qui débutera à 19h en métropole samedi et des simples commençant à l’heure du goûter (16h pour les incultes) vendredi et dimanche. Si on y ajoute d’éventuels retards à cause de la pluie, on se retrouve avec un double probablement décisif le samedi soir mais quand même pas suffisamment alléchant pour nous inciter à renoncer à une sortie entre potes. Quitte à aller se déhancher sur Saga Africa dans un bar moisi.


















