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Mondial 2022: La Qatar va (enfin) payer ses ouvriers dans les délais

Mondial 2022: La Qatar va (enfin) payer ses ouvriers dans les délais

FOOTBALLLe ministère du Travail au Qatar a annoncé  la mise en place d'un système garantissant le paiement à temps des salaires des travailleurs étrangers...
Julien Laloye

J.L. avec AFP

Le ministère du Travail au Qatar a annoncé mercredi l'application à partir du 3 novembre d'un système garantissant le paiement à temps des salaires des travailleurs étrangers. Cette réforme, présentée comme une mesure «significative» pour améliorer le sort des ouvriers sur les chantiers du Mondial-2022 de football, était initialement programmée pour la mi-août.

Une autre réforme, plus importante, qui prévoit d'abolir le système de «kafala» (parrainage), se fait toutefois attendre. Ce système est très critiqué en Occident car il met les travailleurs étrangers à la merci d'employeurs en position d'empêcher leur départ du Qatar ou de changer d'emploi.

«Nous allons commencer à appliquer la loi (garantissant le versement des salaires) le 3 novembre», a déclaré lors d'une conférence de presse un responsable du ministère du Travail, Saleh al-Shawi. Le nouveau «Système de protection des salaires» (WPS) impose aux employeurs de verser les salaires à temps, et les violations sont passibles de peines de prison et d'amendes allant jusqu'à 6.000 riyals (1.650 dollars), a précisé M. Shawi.

«Nous sommes prêts», a assuré ce responsable, en précisant que les banques du Qatar allaient collaborer en instituant un système de paiement par cartes électroniques. Le WPS a été conçu pour garantir aux plus de 250.000 travailleurs immigrés, largement employés dans les projets de construction liés au Mondial-2022, le paiement de leur salaire en temps et en heure.

Le retard dans les paiements de salaire, en particulier pour les ouvriers, a été l'un des principaux griefs exprimés par les ONG contre le Qatar depuis des années. Dans un rapport publié en mai, Amnesty International accusait l'émirat d'avoir failli à son engagement, pris en 2014, d'introduire des réformes dans des domaines cruciaux, dont le versement des salaires. Amnesty s'est félicitée du nouveau système prévu, appelant Doha à s'assurer que le WPS serait appliqué avec rigueur.