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Mondiaux de biathlon: «Je serais déçu si je ne revenais pas avec une médaille», annonce Martin Fourcade

Mondiaux de biathlon: «Je serais déçu si je ne revenais pas avec une médaille», annonce Martin Fourcade

BIATHLONMartin Fourcade entre en piste dès jeudi lors des Mondiaux de Kontiolahti, en Finlande...
Nicolas Camus

N.C. avec AFP

Comme d'habitude, on en attend monts et merveilles. Martin Fourcade sera encore le fer de lance de l'équipe de France de biathlon lors des Mondiaux qui débutent jeudi à Kontiolahti, en Finlande. Le triple médaillé olympique de Sotchi va ouvrir le bal en participant au relais mixte, en compagnie d'Anais Bescon, Marie Dorin-Habert et Jean-Guillaume Béatrix. Plus que les titres, il vise «avant tout» de bons résultats en vue du général de la Coupe du monde. Mais on peut compter sur lui pour ne pas se priver d'une médaille d'or s'il en a l'occasion.

Que vous évoque le fait de commencer ces Mondiaux, jeudi, par un relais mixte?

Cela enlève un peu de stress à l'événement, il y aura un peu moins de tension que si on attaquait direct par le sprint. Nous avons une belle équipe, mais on peut gagner comme on peut faire 7e, comme toujours en relais. Ce serait une déception de ne pas repartir avec quelque chose de cette épreuve.

Est-ce important de bien lancer des Mondiaux?

Oui, c'est important d'avoir une dynamique, même si ça peut s'inverser. Ça aide à lancer tout le monde. Physiquement, ça sert un peu à se décrasser, ce n'est pas idéal pour la course de samedi, le sprint, mais ce n'est pas mauvais.

Physiquement, comment vous sentez-vous?

Je me sens plutôt bien, tous les voyants sont au vert. La forme est pas mal mais il faut voir le niveau des autres et ce sont les résultats qui diront si c'est moyen ou pas.

Quelles sont vos ambitions sur ces championnats?

Mon ambition est double. La première, ça peut paraître étrange, mais c'est le classement général, la Coupe du monde avant tout. Car c'est mon gros objectif (de la saison). Après je veux réussir aussi de bons Mondiaux. De toute façon l'un va avec l'autre. Donc je serais déçu si je ne revenais pas avec une médaille.

Pensez-vous que le général de la Coupe du monde va se jouer ici en grande partie?

Oui puisqu'après il ne restera plus que trois courses. Ça ne se jouera sans doute pas très exactement sur ces Mondiaux car tout sera encore jouable après, mais si je suis bon ici, je peux sécuriser ça.

Les titres ici passent donc au second plan?

Je pense que j'ai le niveau pour repartir avec des médailles. Pour le titre, c'est toujours magique parce qu'il faut arriver à tout réunir le Jour J. Je ne pourrai pas être déçu si je fais quatre fois 2e, ça voudra dire que j'aurai fait de grandes choses et qu'il aura juste manqué un petit quelque chose qu'un autre aura eu de plus que moi. Mais bien sûr j'aimerais être champion du monde.

Vous avez déjà cinq titres mondiaux. Pensez-vous égaler les 7 titres mondiaux individuels de Raphaël Poirée ?

J'y ai pensé la semaine dernière en voyant les titres de Jason Lamy Chappuis. Ça peut se tenter et ce serait un bel hommage. C'est un petit défi mais ce n'est pas un besoin viscéral.

Vous avez une belle histoire avec Kontiolahti...

C'est ma première victoire en Coupe du monde ! Jusqu'à l'an dernier, j'avais ici des statistiques qui étaient très bonnes. Une course sur deux je gagnais et une course sur deux j'étais sur le podium. L'an dernier la série s'est arrêtée mais c'est un site qui me convient bien. J'aime bien les pistes, le stand de tir n'est pas facile en termes de vent, c'est le seul bémol.