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Dakar 2015: Grande fête et conditions dantesques pour l’arrivée en Bolivie
MOTO•Un jour après les voitures, les motos sont arrivées en Bolivie dimanche, dans une ambiance aussi folle que les conditions étaient mauvaises…Nicolas Camus
De notre envoyé spécial à Uyuni (Bolivie)
Attention, choc thermique. Au lendemain d’une journée de repos passée sous le cagnard d’Iquique, les motos sont arrivées ce dimanche en Bolivie, au terme d’une étape dantesque. «Mal au crâne, froid, fatigue, boue… ça fait beaucoup», énumère Alain Duclos, véritablement transi de froid sur le bivouac d’Uyuni, petite ville nichée à 3.600 mètres d’altitude. Pluie intense, vent glacial... La température ressentie ne devait pas être beaucoup plus élevée que 0°C.
Collier de feuilles de coca autour du cou pour prévenir le mal des montagnes - «en 2007, j’étais malade, une petite dame s’est approché et m’en a donné, depuis j’en prends en pensant à elle», explique-t-il -, David Casteu a lui aussi le visage marqué. «Il y avait de la flotte partout, des traces de bagnoles, des ornières de voiture remplies d’eau, impossible de savoir si ça passait ou pas, raconte pilote français. Moi je ne suis pas tombé mais j’ai failli des centaines de fois. J’en ai vu d’autres par contre…»
Joan Barreda, par exemple, a cassé son guidon et fini la spéciale à une main. Le Français Michael Medj s’est lui aussi retrouvé le nez dans la boue. «Les voitures étaient passées hier, donc c’était bien abimé. Je me suis fait mal à l’épaule, c’était une très mauvaise journée», dit celui qui a tout de même fini dans le top 30. Car on ne parle là que des meilleurs, arrivés aux alentours de 15h00 (20h00 heure française). Les derniers n’étaient pas attendus avant 22h00, heure locale. Vu les conditions, un bon paquet n’a dû voir la ligne que très tôt lundi matin.
Au moins auront-ils pu compter jusqu’au bout sur la ferveur des Boliviens. Comme l’an dernier, lors du premier passage du Dakar chez eux, les habitants d’Uyuni, massés le long de la route menant à l’arrivée, ont réservé un accueil grandiose aux concurrents. «Dès qu’on passe la frontière bolivienne, il y a tout de suite des couleurs, des gens avec des habits magnifiques, un enthousiasme, des orchestres perdus au milieu de nulle part. C’est beau et touchant», apprécie Duclos.
Une vraie fête au village, avec stands de grillades de viande et de poisson. On a presque été tenté. Presque…


















