Coupe Davis: Le coach magique des frères Bryan peut-il aider la Suisse à gagner le double?
TENNIS•David Mac Pherson, le coach habituel des frères Bryan, a passé la semaine à conseiller les Suisses en vue du double décisif samedi…Julien Laloye, à Lille.
Son crâne mi-rouquin, mi-rasé, ne rôdant jamais très loin de l’équipe suisse, a tout de suite attiré l’attention des suiveurs habituels du circuit ATP. Pourquoi diable David Mac Pherson, le coach historique de la paire de doubles la plus titrée de l’histoire, celle des frères Bryan, a-t-il choisi de passer la semaine à Lille plutôt que de rentrer chez lui en Australie pour mettre les pieds dans l’eau? La réponse est évidemment toute trouvée: pour venir partager un peu de sa science du double avec Séverin Lüthi et ses hommes. Oh, on n’en saura pas beaucoup plus, le garçon est discret. Tout juste apprendra-t-on auprès de Séverin Lüthi que les deux hommes l’ont topé la semaine dernière à Londres.
«Je pense qu’il peut nous aider à battre les Français»
«Ça me paraissait une bonne idée d’avoir un avis extérieur de quelqu’un qui ne fait que ça. Il m’a convaincu à Londres, c’est pour ça que je lui ai demandé de venir nous voir cette semaine. Je pense qu’il peut nous aider.» Il faut dire que l’équipe suisse en a bien besoin: le double est un point noir récurrent pour le capitaine helvète. Cette année, en Coupe Davis, Federer et Wawrinka ont trouvé le moyen de passer à côté contre le Kazakhstan, tandis que Chiudinelli et Stan n’ont pas fait mieux contre l’Italie en demi-finale. Peut-il devenir un point fort en cinq jours? Ça dépend si Mac Pherson a eu le temps de leur inculquer ce qui fait la force des frères Bryan: «Faire service-volée systématiquement, ne pas utiliser la formation à l’australienne au filet, et jouer aussi agressif que possible. Ça marche neuf fois sur dix quand c’est bien fait.»
«On s’est préparés à affronter Federer et Wawrinka»
Enfin, cela dépend avec qui. Si Federer et Wawrinka ne dégagent pas une complicité extraordinaire sur le terrain, ils ont tout de même remporté l’or olympique ensemble à Pékin en 2008. C’est donc qu’il y a matière à travailler et à battre Tsonga et Gasquet, invaincus pour le moment. «Je suis prêt à le faire si c’est le meilleur choix, se risque Federer. Je sais qu’il y a moins de risques pour moi d’enchaîner les trois jours, donc si c’est la meilleure décision pour l’équipe, j’irai.» «Je suis à peu près sûr qu’ils joueront ensemble, pronostique Arnaud Di Pasquale, Federer a été rassuré par son dos et il va aller mieux chaque jour.» «On s’est préparés à affronter la meilleure équipe possible, sourit Clément. Donc je pense que ce sera une paire Wawrinka.» Ou plutôt une triplette complétée par Mac Pherson. Ce qui pourrait changer pas mal de choses.



















