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Coupe Davis: La nouvelle capitaine espagnole veut évacuer «le débat sexiste»
TENNIS•Sa nomination a entraîné quelques critiques...Romain Baheux
Gala Leon, nouvelle capitaine de l'équipe espagnole de Coupe Davis, a souhaité évacuer mardi le «débat sexiste» né de la nomination inédite d'une femme à ce poste et a dit se concentrer sur sa mission, obtenir la remontée de l'Espagne dans le groupe mondial.
La nomination de l'ex-joueuse de 40 ans a fait naître plusieurs réactions sceptiques dans le milieu du tennis espagnol, dont celle de Toni Nadal, oncle et entraîneur de la star Rafael Nadal, qui a critiqué son manque d'expérience et jugé «bizarre» qu'une femme puisse évoluer dans un vestiaire masculin.
«Chacun est responsable de ses propos», a réagi Gala Leon lors d'une conférence de presse à Séville. «Ma mission n'est pas de créer un débat sexiste mais que l'équipe de Coupe Davis remonte dans le groupe mondial et que le Saladier (trophée de la compétition, NDLR) revienne à la maison.»
Soutenue par Andy Murray
Leon, ancienne 27e joueuse mondiale et nommée directrice sportive de la RFET cet été, est la première femme à occuper la fonction de capitaine de la sélection masculine de tennis espagnole, laquelle a remporté cinq fois la Coupe Davis (2000, 2004, 2008, 2009 et 2011).
Sa nomination surprise dimanche soir a fait suite à l'élimination de l'Espagne face au Brésil en barrage (3-1), synonyme de relégation hors de l'élite de la Coupe Davis, où elle figurait depuis près de deux décennies sans interruption.
Peu après, le capitaine Carlos Moya a annoncé renoncer à son poste et la fédération espagnole (RFET), qui a un temps tenté de l'en dissuader, a finalement opté pour une solution interne. Cette nomination a notamment été saluée sur Twitter par le joueur écossais Andy Murray, lui-même entraîné par une femme, la Française Amélie Mauresmo.
« congrats to Gala Leon Garcia for becoming first female Spanish Davis cup captain today... hopefully first of many! — Andy Murray (@andy_murray) September 22, 2014 »
Mardi, le président de la RFET José Luis Escañuelas a fermement confirmé son choix: «Je suis le président et Gala Leon est ma capitaine», a-t-il dit lors de la même conférence de presse.
Pour parvenir en 2015 à faire remonter l'Espagne dans le groupe mondial, Gala Leon devra réussi à attirer les meilleurs talents espagnols, chose que n'avait pas su faire Moya, privé au Brésil de Nadal ou David Ferrer. La nouvelle capitaine a promis de se mettre rapidement en contact avec les joueurs.


















