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Ligue 1: Argentine, Belgique, Sénégal… Comment le FC Metz se développe avec les moyens du bord

Ligue 1: Argentine, Belgique, Sénégal… Comment le FC Metz se développe avec les moyens du bord

FOOTBALLLe club lorrain est très actif malgré ses moyens limités...
A Metz, Nicolas Camus

A Metz, Nicolas Camus

Avant la reprise, 20 Minutes a choisi de s’intéresser au FC Metz. Comment le club lorrain a-t-il préparé son retour en Ligue 1, cinq ans après? Voici la troisième et dernière partie de notre dossier.

Petits moyens, grandes idées. Plus faible budget de Ligue 1 (environ 28 millions d’euros), le FC Metz sait qu’il doit s’appuyer sur d’autres arguments que son chéquier pour se développer et constituer un effectif qui tient la route. «Quand on est dans notre situation, il faut être malin», résume le directeur sportif, Dominique D’Onofrio.

L’ancien entraîneur du Standard de Liège se souvient qu’en Belgique, avec à peu près les mêmes moyens, il avait sorti des joueurs comme Mangala, Witsel ou Fellaini. «Bien sûr, le championnat de France est très différent, mais on peut essayer de s’inspirer de ça. Le centre de formation de Metz est tout de même le cinquième de France. Et on peut aussi s’améliorer sur le recrutement de jeunes talents. Avec de l’intelligence et de la patience, on peut s’en sortir.»

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C’est justement dans cette optique que le président Bernard Serin a été le chercher, en janvier 2012. Quand on lui demande sa stratégie pour composer son équipe, le boss messin est très clair. «Un, la formation. Deux, des joueurs qui correspondent à nos valeurs. Trois, qui correspondent à nos finances», énumère-t-il. Les deux hommes œuvrent à partir de ce plan de bataille.

En plus de son centre de formation sur place, qui fournit les deux tiers de l’effectif actuel, le FC Metz regarde de plus en plus hors des frontières. Deux ans après son arrivée, le président Serin a relancé en 2011 le projet de centre de formation à Dakar, au Sénégal, entamé sous son prédécesseur mais à l’arrêt faute de moyens. C’est de là qu’est notamment sorti Diafra Sakho, meilleur scoreur du club la saison passée avec 20 buts. Les meilleurs jouent pour l’équipe première de l’Académie Génération Foot, remontée de D3 en D1 sénégalaise.

>> Lire l’interview de l’entraîneur, Albert Cartier

Pour permettre aux jeunes pousses messines de s’aguerrir, le président a également racheté le club du Royal Seraing, qui évolue cette saison en D2 belge. Là-bas, l’affectif -l’entreprise de Bernard Serin y est basée, c’est le club où Jules Bocandé, grand attaquant du FC Metz des années 1980, a commencé -se mêle au sportif. Trois joueurs y sont actuellement prêtés. «Il manquait des échelons entre tous les jeunes que l’on peut former et l’équipe première, c’est pour ça que je cherchais des clubs partenaires», explique le président.

Un troisième volet «étranger» s’est ajouté il y a peu. Le 11 juin dernier, Metz a officialisé un partenariat avec River Plate, en Argentine. L’un des plus grands clubs d’Amérique du sud. «J’étais en voyage là-bas. J’ai rencontré Enzo Francescoli, le directeur sportif du club. Après un match, on a fait une réunion avec son staff et ils m’ont proposé ce partenariat», raconte Dominique D’Onofrio, qui a toujours aimé prospecter en Amérique latine.

«Un dispositif unique en France»

«Leur objectif est de nous prêter un ou deux joueurs pour leur donner une vitrine sur l’Europe. Si ça fonctionne, ce serait bénéfique pour le joueur, pour River et pour nous. Ça ne peut qu’être positif», ajoute le dirigeant. Le premier effet de cette collaboration devrait se faire sentir avant la fin du mois, avec l’arrivée d’un attaquant.

«Ce dispositif global est unique en France», apprécie Bernard Serin. Le président messin n’aspire qu’à une chose: faire rimer nécessité et efficacité.