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Sotchi 2014: Les conseils de Carl Lewis à Kevin Rolland

Sotchi 2014: Les conseils de Carl Lewis à Kevin Rolland

JEUX OLYMPIQUESLe Français s'est inspiré - entre autres - du grand champion américain pour préparer Sotchi...
Julien Laloye

Julien Laloye

De notre envoyé spécial à Sotchi,

C’était en juin 2011. Sans bonnet et sans filet, Kevin Rolland, tout juste promu ambassadeur des Jeux Olympiques de la jeunesse, prenait la parole devant l’assemblée du CIO. Pour dire merci. Merci d’avoir fait du ski freestyle une discipline olympique. Le Plagnard ne pensait pas vivre ça un jour, alors il a préparé sa quinzaine russe comme personne. Et on ne parle pas technique. Rolland, quadruple vainqueur des X Games - le nirvana du halpipe - ne survole plus sa discipline comme il y a deux ans, mais il sait encore s’y prendre pour poser un «run» gagnant. Non, on pensait plutôt au conditionnement mental.

Une rencontre dans le stade olympique de Los Angeles

Quel meilleur coach que Carl Lewis, neuf médailles d’or au compteur, pour appréhender l’expérience olympique? Kevin Rolland raconte la démarche: «A la base, je n’appréhende pas grand-chose, je suis un gars assez serein. Mais j’ai tellement entendu dire que les Jeux c’était différent, que j’allais me faire bouffer…Je me suis dit : "je vais prendre les devants et échanger avec les sportifs"». Nike, sponsor commun des deux hommes, fait le rapprochement. «Il a pris l’avion pour venir me voir. Carl Lewis! On a passé la journée ensemble à Los Angeles, dans le stade où il a été champion olympique pour la première fois. C’était l’élève et le maître. Il m’a raconté les émotions qui remontaient, comme lorsqu’il a aperçu son prof d’EPS dans les premiers rangs.»

«Connaître les sensations d’une course aux Jeux»

Le Français n’a pas parlé, juste écouté, pour apprendre. «Ca m’a aidé à répondre à des interrogations que j’ai sur l’événement. L’entendre me dire "tu sais ce qu’il faut faire pour gagner alors concentre-toi là-dessus, ça l’air d’une banalité énorme mais non".» Pas économe de son temps, Rolland est aussi allé assister à un concours de Diamond League de Renaud Lavillenie à Monaco avant de faire un détour par Pau pour voir Boris Diaw. «Ca m’intéresse de connaître les sensations d’une course. On a parlé des performances pures à sortir le jour J. Chacun m’a apporté des choses concrètes. C’était important, parce qu’aux JO, on ne va seulement parler à notre sponsor et au public niche des X, mais à la France entière. Je ne veux pas passer à côté.» Surtout sous les yeux de Carl Lewis, qui a promis d'alumer la télé depuis Los Angeles pour supporter son nouveau poulain.