Euro 2016: L’Urssaf s’interroge sur le statut des bénévoles

FOOTBALL Comme lors de chaque événement sportif international, la FFF a prévu de recourir à un grand nombre de volontaires…

Antoine Maes

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Le trophée de l'Euro exposé à Paris en juin 2013.

Le trophée de l'Euro exposé à Paris en juin 2013. — FRANCK FIFE / AFP

Bénévole, un travail comme un autre ? A deux ans et demi du coup d’envoi de l’Euro 2016, le débat se pose déjà pour la FFF. Comme lors de toutes les grandes compétitions sportives internationales, ces petites mains seront prévues autour des stades, pour guider les spectateurs ou gérer l’accueil dans les enceintes. Problème :  le statut juridique de ces bénévoles a fait tiquer l’Urssaf.

En octobre dernier, alors que les Bleus enflammaient le Stade de France lors de leur victoire contre l’Ukraine (3-0), des inspecteurs se baladaient dans les couloirs du stade. Et les fonctionnaires ont déclenché un contrôle sur le statut de ces bénévoles chargés d’accompagner les arbitres et les officiels. L’Urssaf s’interrogeait sur le statut de ces volontaires, susceptible d’être assimilé à du travail dissimulé.

«On est loin d’un désaccord mais on a besoin de clarifier la situation»

La FFF, «surprise par l’attitude de l’Urssaf», assure qu’il n’en est rien. Pour la fédération, «le plus embêtant si on ne peut plus faire ça, c’est qu’on ne pourra plus récompenser nos bénévoles», indique un responsable. Qui s’inquiète aussi d’une éventuelle crise des vocations et de sa répercussion sur les candidatures pour l’Euro 2016.

Selon nos informations, une réunion est prévue dans les semaines à venir entre les deux parties. «On est loin d’un désaccord mais on a besoin de clarifier la situation», indique-t-on à l’Urssaf. La FFF a prévu d’avoir recours à 5.500 bénévoles lors de l’Euro 2016. Lors de l’édition 2012, l’UEFA avait réalisé un bénéfice net de 250 millions d’euros.

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