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Dakar 2014: Un champion olympique sur le bivouac

Dakar 2014: Un champion olympique sur le bivouac

DAKAR – L'archer Sébastien Flute, médaille d'or à Barcelone en 1992, est chargé de pointer les concurrents…
Romain Baheux

Romain Baheux

De notre envoyé spécial à San Rafael (Argentine)

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Sébastien Flute a longtemps attendu le moment idéal pour entrer en action. Sur le Dakar, l’archer, champion olympique à Barcelone en 1992, ne possède désormais plus ce luxe puisqu’il est contrôleur de passage, en charge du pointage des concurrents du rallye. «C’est une mission très sympa, il y a un vrai enjeu d’être là à l’heure et de ne pas foirer le truc, explique-t-il. Tu n’as pas le droit de rater l’arrivée quand les gars tirent depuis 400 bornes pour gratter vingt secondes. Il y a un côté passion dans ce que l’on fait.»
en charge du pointage des concurrents du rallye.
Sébastien Flute a longtemps attendu le moment idéal pour entrer en action. Sur le Dakar, l’archer, champion olympique à Barcelone en 1992, ne possède désormais plus ce luxe puisqu’il est contrôleur de passage, en charge du pointage des concurrents du rallye. «C’est une mission très sympa, il y a un vrai enjeu d’être là à l’heure et de ne pas foirer le truc, explique-t-il. Tu n’as pas le droit de rater l’arrivée quand les gars tirent depuis 400 bornes pour gratter vingt secondes. Il y a un côté passion dans ce que l’on fait.»
«Je suis là incognito»
Et dans la raison de sa venue. Gamin, Flute se précipitait de rentrer de l’école pour regarder les résumés télévisés du Dakar, rêvait d’étendues désertiques et de sports mécaniques. Depuis 2007, l’ancien archer a été de tous les Dakar, hormis en 2011 et en 2012 où il tentait, vainement, de se qualifier pour les JO de Londres. Avec d’autres bénévoles, il arpente les pistes sud-américaines où il assure n’évoquer que très rarement son passé. «Je suis incognito et ça me va très bien, sourit-il. Les stars ici, ce sont les pilotes.»
Il a bien tenté d’en faire partie. En 2004, il monte un projet pour tenter de s’aligner sur la ligne de départ du Dakar mais n’arrive pas à lever les fonds. «Je ne m’étais pas bien vendu. Dans une discipline qui n’est pas la tienne, il y a la question de la légitimité.» Sébastien Flute n’a pas pourtant encore totalement oublié son rêve. «Motard, ce n’est pas possible, c’est trop dangereux pour moi. Pilote auto, c’est compliqué, il faut savoir rester à sa place, souligne-t-il. Faire la navigation [le copilote], c’est sans doute ce qui m’amuserait le plus.» Ça ne vaut pas un titre olympique mais ça comblerait son rêve de gamin.