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Ligue Europa : «On a montré que la Coupe d’Europe intéressait Bordeaux»

Ligue Europa : «On a montré que la Coupe d’Europe intéressait Bordeaux»

FOOTBALL – Bordeaux a enfin gagné son premier match européen cette saison contre l’Apoel Nicosie (2-1) et peut toujours croire en une qualification pour les 16es de finale…
A Bordeaux, Marc Nouaux

A Bordeaux, Marc Nouaux

«Comme on dit, mieux vaut tard que jamais.» Francis Gillot, le coach girondin, a apprécié le premier succès de son équipe en Ligue Europa cette saison. En battant l’Apoel Nicosie (2-1) jeudi soir au stade Chaban-Delmas, les Girondins se relancent dans une compétition qu’ils avaient débuté par deux défaites. Troisième de son groupe à un point du Maccabi Tel-Aviv (battu à Francfort 2-0), Bordeaux devra encore remporter au moins deux rencontres sur trois pour espérer se qualifier en 16es de finale.


Après avoir aligné des équipes remaniées lors des deux premières sorties européennes, Francis Gillot a choisit de moins faire tourner pour ce troisième match. Parmi les joueurs qui ont eu un faible temps de jeu depuis le début de la saison, seuls Chalmé et Bréchet ont été titularisés. Ainsi, le club bordelais peut réfuter l’argument selon lequel il a fait l’impasse sur la Ligue Europa. «On n’a jamais lâché, appuie le président, Jean-Louis Triaud. On a montré que la Coupe d’Europe intéressait Bordeaux et ses joueurs».

«Ca fait provisoirement oublier les taxes…»

Présent au stade jeudi, Nicolas De Tavernost, le président du directoire de M6, principal actionnaire du club, s’est montré soulagé après la victoire de ses joueurs. Sur le but victorieux d’Henrique dans les arrêts de jeu de la rencontre, il a manifesté sa joie. «Il était temps car on était frustré à Lyon, a-t-il déclaré. L’équipe a fait bonne figure, c’est un bon résultat obtenu avec beaucoup de volonté… ça fait provisoirement oublier les taxes…»

Sevrés de victoires en début de saison, les Girondins semblent voir enfin le bout du tunnel puisqu’ils n’ont perdu qu’un seul de leurs sept derniers matchs. Mais Gillot préfère prévenir, «tout ce que l’on aura cette année, ce sera dans la difficulté. On est toujours sur le fil du rasoir, on n’arrive pas à faire le break quand on mène… Les nuls et les victoires sont tirés par les cheveux. On n’est jamais dans l’aisance ni dans la facilité.» Ce petit regain de forme reste maintenant à confirmer en Ligue 1. Dimanche après-midi, Bordeaux reçoit Montpellier.