VIDEOS: Comment Christopher Froome peut-il encore perdre le Tour de France 2013?
CYCLISME- Le Maillot jaune du Tour semble intouchable, mais l'histoire de la Grande Boucle prouve que tout peut encore arriver...François Launay
Terminé, plié, écrasé. Depuis la victoire de Christopher Froome samedi à Ax Trois Domaines, l’intérêt et le suspense de l’édition 2013 semblent avoir pris un coup après seulement une semaine de course. Pourtant, si l’Anglais de la Sky paraît intouchable, de nombreux exemples prouvent qu’un Tour de France n’est jamais joué jusqu’à l’arrivée. Et parfois même après.
Sur une défaillance physique: La galère d’Ullrich aux Deux-Alpes en 1998
Vainqueur en 1997, Jan Ullrich semble bien parti pour faire le doublé. Maillot jaune depuis la 11 étape, il compte 3’01 d’avance sur Marco Pantani au départ de Grenoble pour une 15e étape alpestre. Mais une attaque fulgurante de l’Italien, un temps de chien, une crevaison et une défaillance physique creusent la tombe de l’Allemand qui perdra 8 minutes et 57 secondes sur cette seule étape. Relégué à la 4e place du général à l’arrivée aux Deux-Alpes, Ulrich finira finalement 2e à Paris, trois minutes derrière «Le Pirate».
Autres défaillances célèbres de maillots jaunes: Eddy Merck à Pra Loup en 1975, Bernard Hinault à Superbagnères en 1986, Jean-François Bernard à Villard de Lans en 1987.
Sur une chute: Le destin brisé de Luis Ocana
La plus célèbre de toutes reste celle de Luis Ocana sur le Tour 1971. Leader du général, l’Espagnol a 7 min 23 secondes d’avance sur Eddy Merckx au départ de la 14e étape entre Revel et Luchon. Mais dans la descente du col de Menté, Ocana chute lourdement, se casse la clavicule et doit abandonner un Tour finalement remporté par le «Cannibale»
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Autres chutes célèbres de Maillot jaune contraints à l’abandon: Rolf Sorensen à Valenciennes en 1991, Chris Boardman en 1998 sur la route de Cork…
Sur un incident mécanique: Le saut de chaîne du Port de Balès
En 2010, Andy Schleck a 31 secondes d’avance sur Alberto Contador au départ de la 19e étape entre Pamiers et Bagnères de Luchon. Mais un saut de chaîne dans l’ascension du Port de Balès empêche le Luxembourgeois de suivre l’attaque de l’Espagnol. A l’arrivée, Contador reprend 39 secondes et le maillot jaune au cadet des Schleck. Si à Paris, Andy est sur la deuxième marche du podium, la disqualification quelques mois plus tard de Contador, pour cause de steak au clenbutérol, permet au Luxembourgeois de remporter ce Tour 2010 sur tapis vert.
Sur un mensonge: L’affaire Rasmussen
Leader du Tour 2007 depuis la 8e étape, Michael Rasmussen semble intouchable. Le Danois, surnomme «Chicken» pour sa maigreur, écrase l’épreuve par sa facilité en montagne. Au soir de la 16é étape qu’il remporte au sommet du col d’Aubisque, le coureur de la Rabobank compte même 3 ’10 sec d’avance sur son dauphin Alberto Contador. Mais c’est un mensonge qui va causer sa perte. Alors qu’il prétendait s’être entrainé au Mexique en juin, le Danois est aperçu en Italie par Davide Cassani, un ancien coureur. Après enquête, sa formation se rend compte qu’il a bien menti sur son emploi du temps et s’est donc soustrait aux règles de localisation dans la lutte anti-dopage. Limogé sur le champ, Rasmussen quitte le Tour en catimini dans la nuit paloise et laisse Contador aller décrocher la victoire à Paris.
Autre mensonge: Celui de Michel Pollentier en 1978. Maillot Jaune après son succès lors de la 16e étape à l’Alpe d’Huez, le Belge doit passer au contrôle antidopage. Où il est pris en flagrant délit de fraude avec une poire remplie d’urine propre sous son bras. Il est déclassé et exclu du Tour dans la foulée.
Pour dopage après le Tour: Les cas Armstrong, Landis et Contador
Si dans l’histoire du Tour de France, aucun maillot Jaune n’a été déclassé pour dopage pendant la course, ils sont nombreux à s’être fait rattraper par la patrouille des jours, des mois, voire même des années plus tard. L’exemple le plus célèbre reste évidemment celui de Lance Armstrong, vainqueur de sept Tours d’affilée entre 1999 et 2005 avant d’être déclassé pour dopage…le 22 octobre 2012.
Vainqueur du Tour 2006 le 23 juillet, l’Américain Floyd Landis perd son titre quatre jours plus tard. Contrôlé positif à la testostérone lors de son incroyable victoire en solitaire à Morzine le 20 juillet, le coureur est déclassé au profit de l’Espagnol Oscar Pereiro.
En 2010, Alberto Contador pense remporter son 3e Tour de France sur les Champs-Elysées. Mais deux mois plus tard, son contrôle positif au clenbutérol, lors d’une journée de repos à Pau, est rendu public. Suspendu … en février 2012, l’Espagnol est déchu du Tour 2010 qui revient finalement à Andy Schleck.
Enfin, Si Bjarne Riis (vainqueur en 1996) et Jan Ullrich, lauréat en 1997, ont avoué depuis s’être dopés, ils n’ont jamais été contrôlé positifs sur le Tour. Et gardent donc, pour l’instant, leur nom au palmarès.


















