JSF Nanterre: Charles Dubé-Brais, l'homme qui murmurait à l'oreille des Américains
BASKET•Entraîneur de l'équipe cadette de Nanterre, il est aussi le traducteur des pros pendant les matchs...Romain Scotto
Il est l’homme qui surgit du banc de la JSF Nanterre à chaque temps mort. Par-dessus la meute de joueurs ou par en dessous, Charles Dubé-Brais prend toujours place au côté de Pascal Donnadieu, l’entraîneur en chef des finalistes de Pro A. Canadien et parfaitement bilingue en anglais, l’entraîneur des cadets du club prête main forte aux pros en assurant la traduction des consignes aux joueurs Américains. Chris Warren, David Lighty et Trenton Meacham se tournent donc vers ce Nelson Monfort du basket pour comprendre les systèmes de jeux dictés par Donnadieu, limité par un anglais scolaire. Un cas un peu à part en Pro A, où les coachs bredouillent toujours quelques mots passe-partout ou font appel à leur coach assistant.
«Sans moi, il serait obligé de raccourcir ses idées et il serait beaucoup moins précis, note cet ancien entraîneur à Montréal. Je traduis tout en direct, en mode parlement européen». Charles Dubé-Brais crie donc beaucoup pendant les matchs et les entraînements. Mais son rôle ne s’arrête pas là. Celui qui est avant tout responsable de la formation peut superviser des adversaires ou livrer ses propres conseils aux joueurs US. A Nanterre, il est aussi leur premier conseiller. Voire leur confident. «Tant qu’à être là, autant les aider. Je mélange un peu les rôles», explique celui sans qui les Américains seraient un peu paumés.
A Nanterre, ils vivent tous en communauté, au même étage du même immeuble de la rue Felix Faure, tout proche de la salle Maurice Thorez. Les soirées sur Skype en liaison avec les Etats-Unis restent leur passe-temps favori. Apprendre le Français n’a jamais été leur priorité. «En général, ce sont des joueurs ouverts mais vu leurs parcours ils n’ont pas le temps et l’envie d’apprendre. David Lighty était en Italie l’année dernière. C’est un effort complexe de se mettre au français.» En tout cas, beaucoup plus que de gagner des matchs de basket vue la folle saison des joueurs de Nanterre.


















