Plus de la moitié du trafic Internet est générée par des bots: Bien ou pas bien?

WEB Une enquête montre que les robots sont plus présents sur le Web que les humains. Des spécialistes du numérique en expliquent les conséquences à «20Minutes»...

Marie de Fournas

— 

Des exemples de bots sur Facebook Messenger.

Des exemples de bots sur Facebook Messenger. — FACEBOOK

Internet envahi par les bots ? Selon la société Imperva, l’être humain ne générerait que 48,2 % du Web, laissant une grande place aux bots. « Cela signifie que sur 10 visiteurs d’un site Internet, 5 sont des robots, illustre Damien Bancal, spécialiste de la sécurité numérique. L’un des bots est Google qui fait du référencement, un autre est peut-être issu d’une entreprise de marketing, un troisième est très souvent un espace de questions-réponses pour les utilisateurs et les deux derniers peuvent être des pirates informatiques. »

Des demandes de rançons 

Il y a donc des bons, mais aussi des mauvais bots. Ces derniers représenteraient d’ailleurs 28 % du trafic mondial, selon l’étude. Les « gentils » bots s’assurent par exemple du bon fonctionnement des sites Internet ou encore de gérer les échanges entre un internaute et une entreprise. « Parmi les mauvais bots, il y a ceux qui volent des contenus, ceux qui en injectent comme des spams ou des pubs et ceux qui font du déni de service, énumère Gérôme Billois, expert en cybersécurité. Ces derniers surchargent des sites de demandes illégitimes qui finissent par les faire dysfonctionner. C’est souvent pour des raisons idéologiques, mais certains demandent des rançons pour s’arrêter ! »

>>À lire aussi : On a passé l’après-midi avec des chatbots (et entrevu le futur)

« Ce qui est sûr, c’est qu’il va y en avoir de plus en plus, assure Damien Bancal. Les plus simples sont très faciles à coder, à peine quelques lignes. » Le fondateur de Zataz Magazine invite donc à se méfier : « Par exemple sur des vidéos qui affichent 140 millions de vues, mais qui ne comportent que deux ou trois cents commentaires… On n’est sûr de rien, mais on peut trouver ça bizarre. »

Heureusement on trouve beaucoup de bots qui ne vous veulent aucun mal et certains sont juste là pour vous faire rire. Sur Twitter, l’un des plus connu est celui de Big Ben qui sonne toutes les heures. Il y a aussi le compte qui "Fuck" tous les mots existant dans le dictionnaire les uns après les autres. Ou encore celui qui reprend aléatoirement les tweets qui utilisent le mot "boy" pour le changer en "Bot".

Pour Gérôme Billois, l’avenir des bots réside dans notre vie de tous les jours : « On peut imaginer un système de détecteur de présence dans votre entrée qui allume la lumière, la musique et charge notre série préférée car il sait que la veille vous vous êtes arrêté à l’épisode 3. »

Mots-clés :