Benoît Hamon ne trouve pas «dégueulasse» d’être surnommé Bilal
POLITIQUE•Contrairement à Alain Juppé qui avait jugé « dégueulasse » d’être rebaptisé « Ali », Hamon approuve son surnom...C.B.
Après Ali Juppé et Farid Fillon, place à Bilal Hamon. Depuis plusieurs jours, des militants de l’extrême-droite nomment ainsi sur les réseaux sociaux le candidat socialiste bien parti pour remporter la primaire de la gauche.
Deux comptes au nom de « Bilal Hamon » ont même été créés sur Twitter. Le premier (@HamonBilal) se présente comme un « candidat à l’élection présidentielle » qui est un « bobo multiculturel » et « pour l’instauration d’un califat en France ». Ajoutant que « Les femmes n’ont rien à faire dans les cafés ».
aLe second (@bilalhamon) se décrit quant à lui comme « candidat au Califat de la République » et « promoteur du multiculturalisme ».
aCe phénomène qui avait auparavant frappé les candidats Alain Juppé et François Fillon n’a pas échappé à Benoît Hamon. Mais ce dernier a décidé de le gérer de manière très différente. Alors que les deux premiers avaient utilisé les mots « dégueulasse » ou « scandaleux » pour juger ces campagnes, Hamon décide lui de « remercier » l’extrême-droite.
Jeudi soir, lors de son meeting à Montreuil, en Seine-Saint-Denis, le candidat Hamon est revenu sur les accusations de complaisance avec l’islam radical qui ont marqué cet entre-deux-tours. Pour le candidat, elles viennent de la droite et de l’extrême droite : « Ils m’ont rebaptisé d’un très joli prénom, Bilal. Je suis fier qu’ils m’appellent Bilal et serais fier aussi qu’ils m’appellent, Elie, David », s’enflamme le candidat devant une salle déchaînée qui scande « Bilal, Bilal, Bilal ! ».
Une façon de retourner la situation qui n’a pas du tout plu aux réseaux extrémistes.
aaEn revanche, nombre d’internautes salue cette réaction qualifiée à plusieurs reprises « d’estimable » :
aUne façon de rappeler, comme l’écrit cet internaute, que les prénoms arabes ne sont « pas des insultes » :



















