VIDEO. Hyperloop: Premier test du «train du futur» dans le désert du Nevada

TRANSPORTS Le système, dans lequel a notamment investi la SNCF, pourrait permettre de transporter voyageurs et fret à 1.200 km/h...

M.C.

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Un «traîneau» démontre la propulsion de l'Hyperloop près de Las Vegas, le 11 mai 2016.

Un «traîneau» démontre la propulsion de l'Hyperloop près de Las Vegas, le 11 mai 2016. — John Locher/AP/SIPA

A-t-on eu un aperçu de l’avenir des transports mercredi, dans le désert du Nevada ? Depuis leurs sièges, des invités ont pu assister au premier test public d’un système de propulsion censé faire fonctionner le projet de train à très grande vitesse Hyperloop.

Pour ce premier acte qui se jouait sur une courte voie installée à proximité de Las Vegas, dans l’Ouest américain, une sorte de traîneau a glissé pendant quelques secondes, avant de freiner et de s’arrêter dans un lit de sable et un nuage de poussière, sous les applaudissements du public.

Premiers transports de voyageurs espérés pour 2021

A terme, le système testé par la startup américaine Hyperloop One devrait atteindre les 1.200 km/h, et propulser des capsules transportant des passagers ou du fret sur des coussins d’air dans un tube à basse pression, leur permettant de parcourir en 30 minutes les quelque 600 kilomètres séparant Los Angeles de San Francisco.

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« Aujourd’hui, nous sommes un peu plus près de rendre Hyperloop réel », a commenté mercredi le directeur général de la startup Hyperloop One, Rob Lloyd, qui a fixé les grandes dates du calendrier : « Nous transporterons du fret en 2019, et nous pensons que nous aurons des passagers transportés en sécurité par Hyperloop en 2021 ».

« L’objectif de ce test n’est pas seulement de déplacer ce traîneau », a souligné Brogan BamBrogan, un autre cofondateur de Hyperloop One. « C’est de concevoir un système d’accélération dont on peut augmenter l’échelle pour transporter des passagers et du fret, et de faire baisser les coûts » pour permettre une utilisation de la technologie dans le monde entier.

L’intérieur du tube de l’Hyperloop :

L'intérieur du tube de l'Hyperloop, présenté près de Las Vegas, le 11 mai 2016.
L'intérieur du tube de l'Hyperloop, présenté près de Las Vegas, le 11 mai 2016. - John GURZINSKI / AFP

« Un potentiel énorme pour les transports entre, mais aussi à l’intérieur des villes »

La technologie intéresse notamment en France, où la SNCF a participé à une levée de fonds de 80 millions de dollars. « On est devenus investisseurs minoritaires pour être au cœur du développement, pour les accompagner, leur amener notre expérience de la grande vitesse, notre connaissance du client », a commenté Carole Desnost, directrice de l’innovation à la SNCF. « L’expertise clients c’est important pour cette société qui démarre dans les transports ».

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« La demande de rapidité de centre-ville à centre-ville, c’est clairement une attente des clients. Après, ce sera peut-être plus facile de le développer dans des pays qui sont vraiment en attente de transport et qui ont à créer des nouveaux modes de transport plutôt que de remplacer des modes de transport existants », a-t-elle reconnu.

Au-delà des soutiens financiers, Hyperloop One revendique aussi la caution d’une série d’autres spécialistes du secteur du transport avec lesquels elle a noué des partenariats, comme la société d’ingénierie française Systra (filiale de la SNCF et la RATP), dont un responsable, Mathieu Dunant, évoque « un potentiel énorme pour les transports non seulement entre, mais aussi à l’intérieur des villes ».

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