Hyperloop: A quoi ressemble le train du futur soutenu par la SNCF?

TRANSPORTS Un premier test grandeur nature de l'Hyperloop devrait avoir lieu ces prochaines heures...

N.Beu.

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Le terrain sur lequel Hyperloop One prépare son premier test, près de Las Vegas, dans le Nevada.
Le terrain sur lequel Hyperloop One prépare son premier test, près de Las Vegas, dans le Nevada. — HYPERLOOP ONE

En 2013, le train futuriste d’Elon Musk avait provoqué quelques railleries. Irréaliste, l’Hyperloop ? Trois ans plus tard, l’idée géniale du patron de SpaceX est pourtant en train de devenir réalité, et un premier test grandeur nature devrait avoir lieu ce mercredi dans le Nevada.

Preuve que le projet n’est plus du tout perçu comme farfelu, la SNCF vient de participer à une levée de fonds de 80 millions de dollars organisée par l’une des sociétés exploitant le fillon, Hyperloop One. Pourquoi ? Interrogée par 20 Minutes, l’entreprise française n’a pas souhaité le dire. Mais les promesses de l’Hyperloop sont telles qu’on peut l’imaginer sans peine.

Un train ultra-rapide

Faut-il encore parler de train ? L’hyperloop, c’est en fait un assemblage de tubes dans lesquelles circulent des capsules propulsées à très grande vitesse. A terme, la société Hyperloop One, qui a choisi la propulsion électromagnétique (son concurrent Hyperloop Transportations Technologies mise sur la sustentation magnétique passive), ambitionne d’atteindre la vitesse de 1.120 km/h environ (HTT évoque même les 1.220 km/h, juste en dessous de la vitesse du son).

Elon Musk avait promis en 2013 un trajet Los Angeles-San Francisco (près de 600 km de distance) en 30 minutes. Ce qui ramènerait, par extension, Marseille à environ 40 minutes de Paris. Mardi, Andrew Liu, le vice-président d’Aecom, un autre partenaire d’Hyperloop One, a résumé l’enjeu : « Mon fils ne saura jamais ce qu’est une relation à longue distance, parce que 300 ou 400 miles [480 à 640 km] représenteront une navette de 20 minutes. »

Un transport économique et écologique

La légende dit qu’Elon Musk a eu l’idée de l’Hyperloop en voyant le coût, exorbitant à ses yeux, de la construction d’une ligne à grande vitesse entre Los Angeles et San Francisco. Selon lui, son Hyperloop coûterait dix à quinze fois moins cher qu’une ligne de trains de ce type. Sans reprendre ces chiffres, HTT avance elle aussi des coûts de construction et d’alimentation en énergie moindre, grâce à des panneaux solaires autosuffisants.

Ce qui rend la technologie bien moins polluante… et les prix des billets plus raisonnables. Vingt dollars pour un Frisco-LA, comme l’a promis Elon Musk ? HTT ne s’engage à rien, pas plus que Hyperloop. Mais « avec des tarifs abordables, un individu pourrait aisément vivre dans une ville et travailler dans une autre », promet la première.

Une technologie plus sûre

Selon ses promoteurs, rien ne peut arriver à l’Hyperloop. Reposant sur les champs magnétiques créés tout au long du tube et non sur des rails comme un train classique, il ne peut pas dérailler. Il ne craint pas non plus les collisions, l’air sous haute pression permettant aux capsules de se déplacer sans frictions. A l’abri dans un tube, l’Hyperloop est par ailleurs invulnérable aux intempéries. HTT promet également des pylônes suffisamment solides pour ne pas subir l’impact des séismes.