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Google devient opérateur mobile

Google devient opérateur mobile

TECHNOLOGIEL'entreprise lance un abonnement qui utilise les réseaux 4G et wifi pour surfer et téléphoner...
Philippe Berry

Philippe Berry

Google opérateur mobile, c'est fait. Mercredi, l'entreprise a présenté Project Fi [faï] un forfait téléphonique lancé aux Etats-Unis, sur invitation, et pour ceux qui possèdent un Nexus 6. L'occasion de tester le terrain et surtout, comme il l'a fait avec son offre Google Fiber, de secouer un marché américain qui manque sérieusement de compétition.

Google ne possède pas encore son propre réseau. L'entreprise fonctionne donc comme un opérateur virtuel et loue les infrastructures de T-Mobile et Sprint, les 3e et 4e acteurs américains en nombre d'abonnés. La nouveauté, c'est que le service passe d'un réseau à l'autre, de la 4G au wifi, en fonction de la qualité du signal. Sur les hot spots wifi ouverts, Google s'occupe de chiffrer données pour protéger les échanges.

Un numéro de téléphone dans le Cloud

Avec Project Fi, le numéro de téléphone n'est pas rattaché à une unique carte SIM mais il est connecté au Cloud. En associant ce numéro au service Hangout, il est donc possible de passer des appels et d'envoyer des SMS depuis n'importe quel terminal (PC, tablette etc.), et tout est synchronisé entre les appareils.

Payer uniquement pour les données utilisées

Côté tarif, l'offre de Google est plutôt compétitive –au niveau américain– et surtout flexible. Le service de base (appels et SMS illimités) coûte 20 dollars, et chaque Go de data est facturé 10 dollars. Pour 3 Go, cela fait donc 50 dollars au total. C'est comparable aux offres de T-Mobile et Sprint et moins cher que celles des leaders AT&T et Verizon, calées à 65/70 dollars. Bonus, l'abonné est remboursé pour les données qu'il n'utilise pas, au pro rata (1,3 Go coûte donc 13 dollars) et il n'y a pas de frais de roaming dans 120 pays (mais la vitesse est limitée à la 3G à l'étranger).

Google peut-il séduire les masses aux Etats-Unis? L'analyste Ben Evans en doute. Sur Twitter, il souligne que l'offre reste très limitée, avec un seul smartphone compatible et aucune présence physique en boutique, une stratégie de vente qui s'était soldée par un échec avec le Nexus One en 2010. La leçon n'a peut-être pas été retenue.

>> La présentation du nouveau service en vidéo


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