Mindie, l’application de clips musicaux française qui électrise les Américains

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Publié le 16 janvier 2014.

HIGH-TECH – Créée il y a cinq mois par quatre Français âgés de 21 à 25 ans, Mindie a déjà conquis le fondateur de Twitter et même l’acteur américain Ashton Kutcher…

Mise à jour (14h00): La start-up vient de lever 1,2 million de dollars.

Vous êtes accro à Vine? Si oui, vous allez adorer Mindie. Imaginée par quatre jeunes Français, Grégoire Henrion, Stanislas Coppin, Clément Raffenoux et Simon Corsin, l’application mobile permet de réaliser des clips de sept secondes et d’y ajouter des extraits musicaux en piochant dans le catalogue d’iTunes.

Le service est quasiment inconnu dans l’Hexagone, et pourtant elle fait des émules dans la Silicon Valley. L’entrepreneur Loïc Le Meur, basé à San Francisco, n’en dit que du bien, Jack Dorsey, le fondateur de Twitter, a un compte sur la plateforme et y publie ses propres vidéos musicales. Même Ashton Kutcher s’amuse à faire des montages rigolos avec l’application.

Grégoire Henrion, 24 ans, nous explique qu’après avoir cherché des fonds à Paris pour pouvoir développer la start-up, ses collaborateurs et lui sont allés voir du côté des Etats-Unis. Dans la capitale française, certains investisseurs étaient intéressés par l’application, mais les choses mettaient du temps à se concrétiser. Or, «aux US, on avait des entretiens et au bout de vingt minutes, ils nous disaient “OK, je mets tant”, raconte Grégoire Henrion. On pense que c’est plus facile de développer notre application à la Silicon Valley. C’est le cœur du social media. Les gens adorent ce type de produits et sont passionnés par ça, et il y a le réseau.»

Installation prochaine à San Francisco

Là-bas, les quatre jeunes hommes ont rencontré «beaucoup d’investisseurs: Jack Dorsey, Ashton Kutcher, le manager de Lady Gaga, le créateur de l’application Path Dave Morin»… Un beau carnet d’adresses pour débuter. Les fondateurs de Mindie se trouvent d’ailleurs à San Francisco en ce moment. Ils sont en train de chercher un bureau pour s’installer là-bas et s’apprêtent à recruter deux ingénieurs sur place.

Avant de concevoir Mindie, les Français, tout juste sortis des beaux-arts et d’Epitech, avaient créé une application d’album photo multimédia collaboratif baptisée Ever, mais «les gens ne comprenaient pas, c’était un peu compliqué», reconnaît Grégoire Henrion. C’est à partir de ce moment-là que lui et ses collaborateurs ont pris conscience qu’un bon produit devait être le plus simple possible et pas seulement soigné au niveau du design. 

«On veut être le prochain YouTube»

Mindie est le résultat de cette réflexion: «On a toujours voulu faire une appli de storytelling ultra-visuelle (…) On a remarqué que les gens adoraient associer images et musique. Sur YouTube, beaucoup de vidéos sont publiées avec un fond sonore», explique Grégoire Henrion. Persuadé que «les formats sous dix secondes sont les formats qui vont régner plus tard», le jeune entrepreneur avoue s’être beaucoup inspiré de Vine. «Mais on est sur deux formats différents. C’est comme Facebook et Twitter qui coexistent, argumente-t-il. Pourquoi une seule application dominerait le marché?»

Avec Mindie, il nous confie avoir de grandes ambitions: «On veut créer quelque chose de grand. On prend ça très au sérieux. On veut être le prochain YouTube.»

* Anaëlle Grondin

 
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