Comment décoder et optimiser la notation du baccalauréat ?
une épreuve en soi•La notation du baccalauréat est devenue une équation complexe à multiples facteurs sous l’effet des dernières réformes… Mais elle n’est pas impossible à décoder ! On fait le point pour vous aider à aborder un peu plus sereinement les examensJ.P. pour 20 Minutes
Alors que près de 750.000 lycéens se présentent chaque année aux épreuves terminales du baccalauréat, une inquiétude brûle toutes les lèvres : vais-je avoir mon bac ? Si seuls les résultats publiés le vendredi 4 juillet 2025 vous permettront d’en avoir le cœur net (en vous donnant ou non la chance d’aller au rattrapage), le jeu des coefficients, la place du contrôle continu et l’ajout de vos options sont autant de paramètres qui peuvent faire pencher la balance en votre faveur.
Le jeu des coefficients
Si les épreuves du bac se limitent à une poignée de matières, l’importance de leurs coefficients doit inciter les lycéens à ne pas prendre ces examens de fin d’année à la légère ! En Première, les élèves passent en effet deux épreuves anticipées de français – écrit et oral –, chacune affichant un coefficient de 5. Plus encore, en Terminale, les candidats se confrontent à la philosophie – coefficient 8 en voie générale et 4 en voie technologique – et au Grand Oral qui est évalué par un coefficient de 10 en voie générale, contre 14 en voie technologique. Mais ce sont surtout les deux enseignements de spécialité suivis en dernière année de lycée qui pèsent lourd dans l’équation avec un coefficient de 16 pour chacun d’eux. S’il est évidemment essentiel de réviser pour toutes les épreuves, il faut donc particulièrement s’appliquer sur ces deux matières qui pourraient bien vous sauver… ou vous faire échouer.
Tous ces résultats constituent ce que l’on appelle le « contrôle terminal », qui compte pour 60 % de la note finale. Cela représente précisément 1.200 points sur les 2.000 points d’évaluation du baccalauréat.
Le contrôle continu en renfort
Afin d’encourager les lycéens à être assidus tout au long de l’année et ainsi d’ancrer plus durablement leurs savoirs, le ministère de l’Éducation a intégré le contrôle continu dans la note du bac depuis 2019. C’est aussi un moyen de ne pas pénaliser les candidats victimes de leur stress ou d’un accident de parcours lors des épreuves terminales. Dès lors, 40 % de la notation finale résulte des moyennes annuelles des bulletins scolaires de Première et de Terminale. Un excellent élève peut donc engranger jusqu’à 800 points sur 2.000, sachant que le baccalauréat se décroche avec 1.000 points…
Pour faire retomber la pression des examens, il peut donc être judicieux d’additionner les moyennes trimestrielles et semestrielles des matières évaluées en contrôle continu, en leur attribuant leurs coefficients respectifs, afin de connaître le nombre de points déjà engrangés. Dans le détail, les deux langues vivantes, l’histoire-géographie, l’enseignement scientifique pour la voie générale et les maths pour la voie technologique ont chacun un coefficient de 6 (3 en Première, 3 en Terminale). L’éducation physique a également un coefficient 6, ici attribué sur trois évaluations au cours de l’année de terminale. Quant à l’enseignement moral et civique, il n’a qu’un coefficient de 2 (1 par année). La spécialité suivie uniquement en Première a un coefficient de 8.
Les options en bonus
Afin d’enrichir leur cursus, tout en comptabilisant de précieux points supplémentaires au bac, les lycéens peuvent aussi suivre des enseignements optionnels en Première et en Terminale. D’après les données du ministère de l’Éducation nationale, les matières les plus choisies sont les mathématiques, les sciences économiques et sociales (SES), la physique-chimie, l’histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques (HGGSP), les sciences de la vie et de la Terre (SVT) et les langues, littérature et cultures étrangères et régionales (LLCER).
Au début de l’année de Terminale, les élèves choisissent le nombre d’options qu’ils présenteront au bac : 4 maximum en série générale et 2 en voie technologique.
Tous ces enseignements sont alors évalués dans le cadre du contrôle continu, sachant qu’une matière suivie sur 2 ans aura un coefficient de 4 (2 pour chaque année), contre un coefficient de 2 si elle est uniquement choisie la dernière année. Mais il y a une particularité puisque au lieu d’être englobées dans le reste des évaluations, ces notes viennent s’y ajouter. Le calcul final ne se fait donc pas sur les 100 coefficients communs au bac (40 en contrôle continu et 60 aux épreuves), mais sur 100 + les coefficients d’options. Un élève suivant un enseignement optionnel sur 2 ans et un autre sur 1 an sera donc évalué sur 106. Attention : ces notes compteront même si elles sont négatives !



















