C’est quoi le mini-lifting ? Une technique moins invasive (mais aussi moins spectaculaire qu’un vrai lifting)
Dans la famille des opérations anti-âge, le mini-lifting fait de l’œil, notamment depuis que Kris Jenner a révélé son interventionDora Christian
L'essentiel
- Le mini-lifting est une technique de rajeunissement facial moins invasive que le lifting classique, mais avec des résultats plus limités, comme l’explique le Dr Alexandre Koutsomanis : « on ne décolle que la peau et on ne va pas globalement pas très loin, environ 5 à 6 cm de l’oreille ».
- Le mini-lifting s’adresse aux personnes présentant des signes de vieillissement précoces et localisés, tandis que le lifting classique est recommandé pour des signes plus avancés.
- Les indications pour le mini-lifting sont devenues moins fréquentes avec l’avènement des injections.
Mais qu’a donc fait Kris Jenner sur son visage ? C’est la question que tout le monde se pose depuis que la maman du clan Kardashian a posté des photos d’elle en affichant un visage complètement rajeuni. Et même si on n’est pas pro chirurgie, qu’on se le dise le résultat est assez spectaculaire. Aux manettes de cette opération, le chirurgien esthétique Steven M. Levine, surnommé le « maestro du lifting », a révélé le magazine Page Six.
Et depuis cet engouement médiatique, les yeux se posent petit à petit sur une technique moins invasive et moins coûteuse que le lifting classique : le mini-lifting, qui a toutefois ses limites en termes de résultats.
Mini-lifting VS lifting classique, quelle est la différence ?
La différence principale entre le mini-lifting et le lifting classique, « c’est la profondeur du plan de travail soit du plan de décollement au niveau du visage », explique à 20 Minutes, le chirurgien esthétique Alexandre Koutsomanis. En effet, le mini-lifting a un caractère moins extensif que le lifting, car « on ne décolle que la peau et on ne va pas globalement pas très loin, environ 5 à 6 cm de l’oreille ».
Tandis que le lifting classique va avoir un double levier d’action : à la fois sur la peau et sur le plan musculaire, et s’étend jusqu’à la bouche et aux pommettes. Forcément, « le résultat sera plus probant et plus durable » avec cette deuxième option, avance le Dr Koutsomanis.
En termes d'opération, « un mini-lifting peut être réalisé sous anesthésie locale », affirme Dr Koutsomanis : « Cela dit, les techniques actuelles permettent également d’envisager une anesthésie locale approfondie appelée sédation pour un lifting et plus uniquement une anesthésie générale », selon les besoins et le confort de la patiente
Puisque les cicatrices sont les mêmes, aux mêmes endroits pour les deux interventions, les soins postopératoires seront également identiques, avance le docteur. « il n’y a pas moins de soins avec le mini-lifting, c’est une idée reçue », corrige-t-il. Tout comme pour son confrère, le mini-lifting nécessite une semaine de soins de cicatrices, avec application d’une crème cicatrisante sur trois semaines.
Seuls les prix diffèrent : « on tourne autour de 6.000 € pour un mini-lifting contre 10.000 € en montant pour un lifting classique », avance le professionnel. Mais il faut garder en tête que « les résultats n’ont rien à voir, aussi bien en matière de qualité qu’en termes de durée ».
Pour qui s’adresse le mini-lifting ?
A la question : « qui peut faire un mini-lifting », le Dr Alexandre Koutsomanis répond que « ce n’est pas une question d’âge, mais plutôt de signes de vieillissement ». Autrement dit, « plus ils sont avancés plus on va s’orienter vers un lifting classique », continue le médecin.
On peut aller vers un mini-lifting classique lorsque les signes de vieillissement sont très précoces et peuvent encore être traités de façon légère. Notamment lorsqu’ils sont localisés autour des sillons nasogéniens et peut-être au niveau des plis d’amertume. En revanche, « dès que le cou commence à montrer des signes d’affaissement, ou que le relâchement du visage devient plus marqué avec l’apparition de bajoues par exemple, il est souvent préférable d’envisager un lifting classique », remarque le spécialiste.
Toutefois, « dans la pratique quotidienne, les indications de mini-lifting ne sont pas si fréquentes », confie le Dr Koutsomanis. « Depuis qu’on a les injections, tous les signes précoces qui étaient auparavant traitées par le mini-lifting sont désormais pas mal traités par les injectables donc on en fait moins que par le passé », conclut-il.



















